Forum énergie Cop 21 : frein ou moteur de la croissance ?

« Nous vivons une année charnière pour le climat » a affirmé le Commissaire aux affaires économiques et monétaires européen qui est intervenu jeudi 22 octobre dans l’amphithéâtre de l’Université Paris Dauphine. « Il devient inévitable de modifier les conditions environnementales et sociales dans lesquelles nous vivons ». La COP21 à Paris sera sans aucun doute un rendez-vous à ne pas manquer, il y voit, comme l’ensemble des intervenants ce soir-là, un grand succès. Selon eux, il s’agira d’y écrire le destin des générations futures au-delà de nos frontières. Cependant, d’après le Commissaire aux affaires économiques et monétaires européen, la COP 21 sera un succès historique si le financement des mesures de protection de l’environnement est fixé. Les déclarations d’intentions des plus grands acteurs mondiaux – des déclarations fortes, claires, mais encore à concrétiser (4) – laissent espérer une issue plus que positive à cette conférence pour le climat.

Pour autant, nous sommes encore loin d’avoir franchi la ligne d’arrivée. Et ce, d’autant plus que depuis un mois, entre la date à laquelle s’est déroulée cette conférence et aujourd’hui, certains acteurs mondiaux ont laissé entrevoir les limites des décisions qui y seront prises. En effet, John Kerry, secrétaire d’Etat américain, a fait savoir le 12 novembre 2015 que l’accord sur lequel débouchera la COP 21 ne pourra être contraignant sur le plan juridique. Ce à quoi le Président français a répondu dans la foulée que l’accord en question “sera contraignant ou ne sera pas”.
A quelques jours du début de la 21ème Conférence sur le Climat, Classe Internationale retranscrit les échanges qui ont eu lieu lors du Forum Energie 2015 de l’Université Dauphine le 22 octobre dernier afin de laisser la parole à des acteurs – plus discrets, mais tout aussi importants que les hommes et femmes politiques qui seront sur le devant de la scène à Paris la semaine prochaine – qui ont eux aussi leur opinion et leur mot à dire sur les enjeux climatiques d’un point de vue économique et financier.
Pierre Moscovici, chargé d’introduire le débat, présente en quelques points les objectifs de la COP21 et explicite la position européenne. Pour lui, le financement est la clef du niveau de réussite de la conférence.
Alors, la COP 21, frein ou moteur de la croissance ? On serait tenté de répondre « ça dépend ». En tout cas, l’objectif de la COP 21 est de mettre en place un cadre porteur à l’ensemble des pays du monde afin que des mesures environnementales soient prises d’un commun accord.
On pourrait démontrer selon lui le lien entre croissance économique et protection de l’environnement (du moins en Europe). En effet, entre 1994 et 2014, les émissions de CO2 ont chuté de 23%, quand le PIB européen a lui augmenté de 46%. L’Union européenne a poursuivi ces deux objectifs de front en restant une puissance exportatrice. Aujourd’hui, 4,3 millions de personnes travaillent déjà au sein de l’UE dans le milieu des énergies vertes. Finalement, le dilemme entre performance économique et performance environnementale est grossièrement simplificateur. La question à se poser est : quelle croissance voulons-nous ? Celle qui met en danger la diversité des espèces, crée de nouveaux réfugiés ?
Le but de la COP 21 sera de mettre en place un cadre adéquat pour combiner au mieux ces deux objectifs à l’échelle de la planète. Il faut donner un signal clair, créer un environnement budgétaire, fiscal, réglementaire pour permettre aux investissements de se déployer. De ce fait, les investissements annuels en technologies ont besoin de doubler pour atteindre 780 milliards de dollars, puis être multipliés par 6 jusqu’en 2030. Il faut de même réorienter les investissements vers les énergies renouvelables. Pour ce faire, il est donc nécessaire de montrer que ces investissements seront porteurs sur le long terme, fournir de la certitude aux investisseurs, de la clarté. Sur le plan budgétaire, l’UE a décidé de dédier 20% de son budget 2014-2019 à l’environnement. C’est une étape majeure et concrète pour appuyer la croissance sans renoncer aux enjeux environnementaux. Le Plan Juncker met l’accent sur les infrastructures et les énergies renouvelables : toutes deux sont des priorités essentielles pour les investissements de demain.

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INTRODUCTION : COP 21, un succès ?

Pour Gérard Mestrallet (Président-directeur général d’ENGIE), on assiste depuis quelques mois à un véritable engouement pour la COP 21, à une évolution rapide et forte des positions des Etats participants. Il est essentiel que ce soit un succès pour les entreprises. On ne peut que souhaiter un accord ambitieux à Paris en décembre. Des engagements unilatéraux de la part des entreprises et des Etats sont importants, voire essentiels. On se rappelle que Chine et les Etats-Unis ont torpillé la conférence de Copenhague il y a 5 ans. Aujourd’hui, ils semblent plus présents et disposés à coopérer pour la COP 21. Il semble aussi nécessaire que les pays du Nord investissent plus dans les pays du Sud : l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) a débloqué 64 milliards de dollars cette année, il faudrait faire en sorte qu’elle parvienne à 100 milliards de dollars. L’enjeu est aussi l’adhésion de la société civile. Il affirme qu’un vrai changement dans l’attitude des entreprises s’est opéré depuis Copenhague car une catastrophe écologique (quasi certaine avec un réchauffement climatique de l’ordre de 5°C) aurait des conséquences sur les intérêts économiques et patrimoniaux de ces dernières. Ce serait une catastrophe autant pour les actifs industriels que pour les actifs financiers. Cette idée est de même applicable aux collectivités locales et à l’opinion publique. De ce fait, il y a une véritable convergence des intérêts des acteurs économiques vis-à-vis des enjeux climatiques. Il s’agit donc d’un momentum historique qui fait que la COP 21 doit être un succès, il le souhaite et l’espère.  

Jean-Marie Chevallier, Professeur à l’Université Paris Dauphine, est plus sceptique. Si la pensée énergétique a beaucoup évolué depuis 8 ans, les positions prises vis-à-vis d’une transition énergétique (plus verte, moins polluante) sont lentes par rapport aux défis auxquels nous sommes confrontés. L’objectif de la COP 21 n’est pas de fixer le prix du carbone, cependant il fait remarquer qu’il serait nécessaire qu’il y ait des déclarations finales à ce propos. Selon lui, il faut restaurer un système qui établisse un prix pour le carbone en Europe. La plupart des économistes disent qu’il faut un prix du carbone et aujourd’hui les entreprises le soutiennent aussi. Cela permettrait de rétablir un certain équilibre dans l’asymétrie entre les énergies fossiles et non fossiles. La COP 21 va sans doute envoyer des signaux sur cette question, on peut espérer la mise en place d’une taxe carbone dans le monde, une convergence des opinions à ce propos, d’ici plusieurs années, mais cela va prendre du temps. C’est en plus une initiative extrêmement difficile à mettre en place. En effet, on ne peut pas faire payer le même prix du carbone à des pays scandinaves et la Chine ou à d’autres pays d’Asie.

Table ronde n°1 : La transition énergétique, quel horizon ?

Dominique Moisi, Professeur au King’s College de Londres, insiste sur l’importance de la prise de conscience citoyenne sur les enjeux climatiques. Les réfugiés climatiques sont de plus en plus nombreux, et le seront encore plus, et devront trouver des pays d’accueil… Il est important que les populations comprennent tous les impacts que pourront avoir le réchauffement climatique.

Jean-Pierre Clamadieu (Président du comité exécutif de Solvay – industrie chimique) explicite ce qu’il attend de la COP 21 : une convergence entres les grandes économies mondiales, un accord ambitieux et contraignant. Si l’Europe s’est engagée avec force pour la transition énergétique, elle souhaiterait que la conférence à Paris soit le moment qui amènerait les Etats-Unis et la Chine à prendre les mêmes décisions afin de combattre à armes égales avec ces concurrents. Les règles du jeu devraient être les mêmes à terme pour tous les pays. L’Europe a jusque-là fait course en tête voire seule. Il faut qu’elle soit capable d’entraîner les autres.

Selon Jean-Hervé Lorenzi (Professeur, titulaire de la Chaire transitons démographiques, transitions économiques, Président du Cercle des économistes), la transition énergétique est née en Allemagne dans la seconde moitié du XXème siècle. Il a fallu attendre près de 15 ans (entre 1980 et 1995) avant d’entendre parler d’un délai pour la transition énergétique – un délai, un horizon qui a été projeté à 2050. Tenter d’établir un horizon c’est faire face à quelques incertitudes : le monde d’aujourd’hui est touché par trois phénomènes : le ralentissement de la croissance, le prix de l’énergie annoncé à la hausse, des incertitudes face aux évolutions technologiques (problème du stockage de l’énergie notamment). Pour parler concrètement aux populations, il faut que les enjeux énergétiques et la lutte contre le réchauffement climatique rejoignent les préoccupations quotidiennes des individus (l’emploi, le pouvoir d’achat). De cette manière, il faut parler des enjeux climatiques aux gens en développant symboliquement deux ou trois axes forts qui les concernent : le logement ou les transports par exemple. En effet, c’est la demande qui doit être transformée pour faire évoluer les pratiques, si les individus ne se sentent pas concernés, les décisions prises n’auront pas ou peu d’effet.

A Jacques Mistral (Conseiller économique de l’IFRI (1)),  on pose la question suivante : Le climat va-t-il changer le capitalisme ? La lutte contre le réchauffement climatique a le potentiel de changer le capitalisme. Cette histoire a  déjà un précédent. On a déjà vu le capitalisme évoluer avec la concurrence et le fordisme. Cette fois-ci, on peut imaginer transformer le capitalisme à long terme. Pour ce faire, il faut relever tous les défis : à la fois technologique, économique, sociétal et politique pour faire avancer les choses. La position des citoyens reste ambiguë (voire schizophrène) : les populations se sentent concernées et veulent lutter contre le réchauffement climatique mais l’électeur-consommateur-contribuable a, lui, déjà le sentiment de faire ce qu’il faut (et pense que ce sont aux autres de faire des efforts). Ainsi, la décision publique devient très difficile… Les gouvernements, les élus, vivent donc sous la pression des citoyens via le processus démocratique et peuvent ne pas impulser les bonnes décisions. Pour l’Europe et la France, l’objectif prioritaire c’est que la transition énergétique soit au service de la compétitivité et non l’inverse.  

Sven Rosner (directeur adjoint de l’Office franco-allemand des énergies renouvelables) parle plus spécifiquement du cas allemand. Comme la France, l’Allemagne est un pays d’ingénieurs, la transition énergétique y fait aussi l’objet d’un grand programme d’investissement. Le dialogue entre les deux pays est primordial. Les gouvernements se contactent tous les mois pour évoquer les actions menées mutuellement. Il y a eu une véritable prise de conscience, en Allemagne tout particulièrement. La première source d’énergie y est le charbon, mais les énergies renouvelables ont fait beaucoup de chemin. Aujourd’hui 1/3 de l’électricité est produite par des énergies renouvelables. Cela génère des bénéfices, des emplois, les Allemands y croient et le défi énergétique est porté par la majorité du pays.

Table ronde n°2 : Climat versus Croissance : qui va perdre, qui va gagner ?

Philippe Leroy (Président d’Associés en Finance) explique que l’un des premiers secteurs touchés par le réchauffement climatique est/sera l’agriculture. La chute de la production agricole pourrait être vertigineuse et entraîner avec elle des problèmes de santé publique, des problèmes de salubrité et d’approvisionnement en eau. Or, les régions les plus touchées sont et seront celles qui le sont déjà par ces problèmes et par d’autres troubles (politiques, sociaux), principalement le continent Africain, l’Asie du Sud. Le PIB de ces zones risque d’être fortement impacté jusqu’en 2050 (à raison de 1,3% / an) et plus encore par la suite (1,5% / an) alors que la pression démographique explosera vers 2100. Cette fois, les pertes des uns ne verront pas les gains des autres, il s’agit bel et bien d’un problème mondial. Ainsi il se demande comment transformer cette catastrophe. Des solutions ont été esquissées : des mesures contraignantes, l’innovation. Il est raisonnable de prendre en compte le fait qu’on ne peut pas subir de nouvelles pertes d’actifs (à cause de la baisse systémique de la croissance). Alors, de cette contrainte naîtrait l’innovation ainsi que le besoin d’investir. Il faudrait donc que les paramètres politiques qui définissent le champ des contraintes réglementaires puissent se conjuguer astucieusement pour faire sortir ces innovations et rendre la contrainte plus facile à vivre. Quel rôle pour la finance ? Les grands groupes s’intéressent aujourd’hui de plus en plus aux start-up et aux petites sociétés qui façonnent les innovations de demain. C’est aussi à elle d’impulser et de financer l’innovation.

Pour Chakib Benmoussa (Ambassadeur du Royaume du Maroc (2) en France), le Maroc est engagé dans le processus de la réussite de la COP 21. Il a mobilisé un certain nombre de pays en voie de développement depuis plusieurs mois en organisant des réunions à Rabat, à Tanger, en mettant en place un centre d’expertise technique pour accompagner les pays dans leur contribution à la lutte contre le changement climatique.

Quel est l’état d’esprit de l’opinion publique ?
Pour lui, dans un certain nombre de pays les risques sont réellement perceptibles (surtout ceux qui verront toucher leur agriculture par le changement climatique). Cette prise de conscience s’associe au fait que les pays les plus vulnérables ne ceux pas nécessairement ceux qui produisent le plus de CO2. Pour ces raisons, ces pays ont besoin d’être accompagnés, il faut que s’établisse un principe de solidarité, que se mette en place un financement des pays développés vers les pays en développement, un transfert de technologies. Cette prise de conscience amène aussi à saisir des opportunités économiques et sociales. En investissant dans les énergies renouvelables le Maroc se prémunit des risques de pénurie en eau et intensifie son utilisation des énergies renouvelable, une aubaine économique dans un sens pour développer un secteur qui connaît et va connaître une croissance certaine. L’objectif pour 2020 : atteindre 42% d’énergie produite via les énergies renouvelables.

Pour Florence Parly (Directrice générale déléguée de la SNCF) la prise de conscience de l’importance de la transition énergétique s’est souvent réduite au sein des entreprises au discours. Il faut désormais agir. Il reste beaucoup à faire pour que la transition énergétique soit un vrai levier de la transformation du capitalisme. Ainsi, la SNCF tente de mettre en place cette transition énergétique. Le secteur des transports est un secteur hautement consommateur en énergie. Il représente près de 30% de la consommation globale en énergie de la France. Mais il est aussi un secteur émetteur de carbone. Le ferroviaire est un moyen de transport économe en CO2 comparé au transport automobile. Pour cette raison, il doit petit à petit grignoter des parts de marchés. Cela passe par l’immixtion dans le domaine des start-up en favorisant notamment la création de stationnement de voitures électriques dans les gares pour que les voyageurs effectuent « le dernier kilomètre » de la manière la plus respectueuse de l’environnement possible. Pour contrebalancer l’importance prise par l’automobile dans les moyens de transport utilisés, peut-être faudrait revoir la fiscalité qui y est liée. La voiture représente 90% des déplacements en France, cela rend difficile la montée en puissance de modes de transports comme le train (moins polluant) si aucune mesure n’est prise pour dissuader son usage.

Table ronde n°3 :  La croissance doit-elle être verte ?

Pour Olivier Pastré (Professeur à l’Université PARIS VIII) la COP 21 sera un échec si l’accord pris n’est pas contraignant, si le prix du carbone n’est pas mentionné, si on ne crée par un fond de 100 milliards de dollars pour faciliter et impulser la transition énergétique. Selon lui, trois mots clefs doivent être gardés en mémoire : « bottom up » nous sommes tous responsables de la situation actuellement, il faut que l’intelligence énergétique soit décentralisée, partir du bas pour aller vers le haut et ne pas négliger les corps intermédiaires comme les ONG et le syndicats qui sont de puissants leviers pour mobiliser citoyens et hommes et femmes politiques. « Les prix » doivent être fixés. La « coopération » est primordiale, tout comme la compétition, l’Europe ne doit pas être trop candide.

Pascal Colombani (Président du Conseil d’administration de Valeo (3)) rappelle que la croissance est fondée sur la technologie. Elle repose sur un substrat : l’excellence scientifique, le développement technologique et surtout l’innovation. Il y a 35 ans, la France concevait une politique énergétique fondée sur le tout nucléaire. Aujourd’hui, face au même problème, on aurait sans doute une approche différente selon lui et elle passerait par la diversification des moyens de production énergétique. Les énergies renouvelables font parties de la solution, mais le nucléaire a aussi sa place.

Xavier Huillard (Président-directeur général de VINCI) explique que la prise de conscience s’est accélérée depuis la préparation de la COP 21. Le grand bénéfice de la communication qui a été faite autour de l’événement c’est bien sûr la prise de conscience collective. Nous sommes selon lui à la fois la première génération à prendre en compte l’ampleur du problème et la dernière génération à en avoir les clefs. Le « vert » est un facteur de croissance : dans les entreprises, on a besoin de grandes thématiques pour se réinventer, cette thématique le permet, notamment dans le milieu de l’architecture et de la construction. Le « vert » est déjà un vecteur de croissance : tous les clients industriels de VINCI ont engagé des démarches pour l’amélioration de la diminution de l’empreinte carbone. Ce qui manque encore, c’est la transgression des habitudes en matière de gouvernance de projets. Il faut voir les ouvrages (architecturaux) comme des ressources, voir les stocks de matériaux comme réutilisables pour reconstruire la ville sur la ville. En définitive, il faut parvenir à intégrer la notion de temps dans le bâtit et donc changer de paradigme. Pour lui, ce sont les jeunes qui parviendront à transgresser ces schémas mentaux.

Jerôme Pécresse, vice-président exécutif d’Alstom, voit dans l’industrie verte un formidable vecteur de croissance, un secteur d’emplois prometteur. Il évoque une énergie nouvelle et ambitieuse : l’énergie marine renouvelable, qui n’est aujourd’hui plus un fantasme mais bien une réalité. Les côtes danoises en ont fait l’expérience. Européens, Chinois et Américains, s’ils s’investissent et prennent des positions fortes durant la COP 21, pourront changer la donne étant donné qu’à eux trois ils représentent plus de 50% des émissions de CO2. De plus, Jérôme Pécresse précise que « sauver le monde coûte à peine plus cher que de ne pas le sauver », pourquoi donc ne pas essayer ? En effet, les investissements pour la transition représentent à peine 5% d’investissements supplémentaires.

Ce qu’il faut retenir

La COP 21 pourrait amorcer le début d’une révolution dans les prises de décisions concrètes pour la lutte contre le réchauffement climatique. Seulement ses conséquences ne se mesureront pas en trimestres, mais bien en décennies. Tous les intervenants ont insisté sur la nécessité de mettre en place des mesures contraignantes pour les pays et donc pour les entreprises. Il est nécessaire de faire interagir tous les acteurs économiques, sans oublier les consommateurs qui sont aussi des usagers qui doivent être sensibilisés, qui doivent adapter et transformer leurs pratiques pour suivre cette transition énergétique. Ne pas évoquer la taxation du carbone serait regrettable, car elle, seule, pourrait imposer une véritable contrainte aux Etats participants. De manière optimiste, tous se sont accordés à souligner que la préparation de la COP 21 a sensiblement fait monter la prise de conscience de l’importance des enjeux climatiques.

(1) Institut français des relations internationales

(2) Le Maroc organisera la COP 22

(3) Valeo : entreprise de technologie automobile et équipement automobile

(4) COP 21 : accord conclu pour un mandat de négociation ambitieux de l’Union européenne

 

Maud Sampo

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