Génocide des « Rohingyas » au Myanmar : du conflit de classe au conflit ethnique

Le 10 décembre 2019, soit 20 ans jour pour jour après avoir reçu le Prix Nobel de la Paix pour sa lutte contre la junte militaire en Birmanie, Aung San Suu Kyi, Conseillère d’État du Myanmar, a été auditionnée par la Cour Internationale de justice à la Haye pour les actes génocidaires commis dans son pays contre les « Rohingyas » ayant causés la mort de près de 7000 personnes et le déplacement d’1,1 million d’autres, notamment en direction du Bangladesh. La Birmanie, renommée Myanmar par la junte militaire, est un pays-passerelle entre la Chine, le Laos, la Thaïlande, le Bangladesh et l’Inde qui abrite 150 millions de groupes ethnolinguistiques et dont 90% de la population est bouddhiste (1). Continuer de lire « Génocide des « Rohingyas » au Myanmar : du conflit de classe au conflit ethnique »

Casa Pueblo, une organisation de la base locale qui converse avec le global

A l’intérieur d’une maison rose de style colonial localisée sur le territoire d’une municipalité montagneuse de Porto Rico – Adjuntas – se trouve Casa Pueblo. Cette organisation fut créée en 1980 afin de mener la lutte contre un projet de mine à ciel ouvert qui devait s’installer sur le territoire de cette même municipalité et irrémédiablement dégrader l’environnement local. Mobilisant la population locale via diverses activités culturelles, de sensibilisation, d’évènements et de manifestations, Casa Pueblo obtint une première victoire en 1995 avec la décision du gouvernement portoricain d’interdire tout projet de mine ouverte sur l’île. A la suite de cette victoire, l’organisation profita de la dynamique pour s’affirmer comme un acteur local majeur, variant ses activités et propositions en direction de l’éducation, la culture, la lutte environnementale et la promotion de solutions énergétiques renouvelables, étant toujours animée d’un désir d’innovation améliorant le bien-être communautaire. Ainsi, bien que ses projets solaires soient toujours salués, son cofondateur, Alexis Massol-González explique qu’à « travers du solaire, nous agissons dans la pratique » et que l’innovation « se découvre plus tard ». Refusant l’idée de recevoir toute forme d’aide institutionnelle pour maintenir son indépendance d’idées, Casa Pueblo se définit par son fonctionnement selon un modèle d’autogestion communautaire.

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