Fiche de lecture : Kenneth WALTZ, Why Iran Should Get the Bomb

Vétéran de guerre, Kenneth Waltz est un politologue américain spécialisé dans les relations internationales. Professeur dans les plus prestigieuses universités américaines telles que Berkeley et  Columbia, il est considéré par ses pairs comme l’un des chercheurs les plus influents de sa discipline, tant par ses détracteurs que par ses soutiens. Fondateur du néoréalisme structurel, son objectif est de refonder le réalisme classique issue de Hans Morgenthau sur une base scientifique inspirée des modèles économiques : son attention se porte donc sur la contrainte qu’exerce la structure anarchique du système international sur le comportement des États. D’après Waltz, Ils obéissent tous de la même façon à cette structure, par le self help (chaque État aspire à assurer par lui-même sa sécurité), en tant que like units (les États ont tous les même fonction et agissent selon le même principe) uniquement différenciés par la distribution des capacités matérielles.

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Cartographier la politique étrangère américaine avec Henry Kissinger

« Les morts gouvernent les vivants » écrit Auguste Comte, et Henry Kissinger se charge à juste titre de nous le rappeler. A l’heure du crépuscule du système international uni-multipolaire (1) , un retour historique sur la politique étrangère américaine s’impose, non pas pour en tirer mécaniquement les évolutions futures, mais pour comprendre les racines intellectuelles des choix passés, pour mieux circonscrire les ré-interprétations futures de l’exceptionnalisme américain, déjà enclenchées par Donald Trump. Bien qu’imprévisible dans ses choix, d’un isolationnisme de campagne à un interventionnisme unilatéral (en Iran, au Venezuela), parfois même une synthèse des deux (guerre commerciale avec la Chine) le Président américain s’en tient à ce qu’il peut tirer du corpus culturel américain : n’est pensé, puis mis en œuvre, que ce qui est pensable. Continuer de lire « Cartographier la politique étrangère américaine avec Henry Kissinger »

L’Insoutenable légèreté de l’être: un tableau de l’histoire tchécoslovaque par Milan Kundera ?

L’Insoutenable légèreté de l’être, roman publié en 1984, a très souvent été analysé sous un angle philosophique et littéraire : Milan Kundera lui-même se défend d’y dénoncer une réalité historique. Toutefois, il plonge ses personnages dans une histoire inspirée de la sienne, dans un contexte qu’il a connu, qui a marqué l’histoire tchécoslovaque et qu’il est intéressant d’analyser. Continuer de lire « L’Insoutenable légèreté de l’être: un tableau de l’histoire tchécoslovaque par Milan Kundera ? »

Le système politique chinois, un nouvel équilibre autoritaire. Jean-Pierre Cabestan

 

Le système politique chinois, publié en 2014, est un ouvrage de science politique écrit par Jean-Pierre Cabestan, sinologue, professeur et directeur du département de science politique de l’université baptiste de Hong-Kong, chercheur associé à l’Asia Centre de Paris et directeur de recherche au CNRS. Ce livre réalise une synthèse sur le système politique chinois et émet plusieurs hypothèses sur son articulation avec la société. La première postule que les transformations économiques et sociales de la Chine ont progressivement corrompu son système politique. La seconde est que le système politique chinois actuel peut être défini selon la catégorie déterminée par Samuel Huntington d’« Etat de parti unique établi » dans lequel le Parti Communiste Chinois (PCC) est parvenu à mettre en place un « nouvel équilibre autoritaire ». A partir de l’analyse de ce nouvel équilibre autoritaire, JP Cabestan formule l’hypothèse d’un « continuum dégradé », c’est-à-dire l’hypothèse d’une continuité entre Etat et Société qui est de plus en plus friable car mouvante et contestée selon différents types de relations entre pouvoir, pouvoir et société, structures et rapports sociaux. Continuer de lire « Le système politique chinois, un nouvel équilibre autoritaire. Jean-Pierre Cabestan »

“If I Die in a Combat Zone”: a personal account of the Vietnam War

Can the foot soldier teach anything important about war, merely for having been there? I think not. He can tell war stories.

        2018 is a year charged with political symbolism. It marks not only the 50th anniversary of May 1968 in France, but also one of the major events of the Vietnam War: the Tet Offensive, a series of North Vietnamese surprise attacks against South Vietnamese and U.S troops. The offensive is identified as the moment that turned U.S public opinion against the war effort, even though the conflict only officially ended in 1975.

It was in this context that American novelist Tim O’Brien was drafted to serve his country in the summer of 1968. His experience as a foot soldier in Vietnam served as a leitmotiv for most of his works, such as “If I Die in a Combat Zone”, first published in 1973. Through the 23 chapters of the book, we take on the author’s journey from a small town in Minnesota until his final days of military service in the Vietnam War. Continuer de lire « “If I Die in a Combat Zone”: a personal account of the Vietnam War »