Le Libéria de George Weah – combattre (pour) la corruption et la démocratie ?

« Le football est un jeu simple. Vingt-deux joueurs courent après un ballon pendant 90 minutes, et à la fin… » on devient président du Libéria. Oui, les Allemands gagnent d’habitude, mais ce n’est pas ce que George Weah a retenu de la citation iconique de Gary Lineker. La superstar du ballon rond des années 1990 est aujourd’hui le second chef d’État démocratiquement élu du Libéria (au XXIe siècle), un poste très difficile à occuper dans un des pays africains les plus ravagés par les guerres civiles, les coups d’État, la pauvreté et la corruption. Son élection en 2017 a été marquée par un désir de renouvellement démocratique au sein du pays. 

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George Weah and Liberia – fighting (for) corruption and democracy?

“Football is a simple game. Twenty-two men chase a ball for 90 minutes and at the end…” you become president of Liberia. Yes, the Germans usually win, but this is not what George Weah took from Gary Lineker’s famous quote. The 1990’s football superstar is now Liberia’s second democratically elected head of State (after the wars), an incredibly hard position to hold in one of Africa’s most war-torn countries. His election in 2017 was stamped by the want for a renewed democracy in a country ravaged by civil wars, political coups, poverty and corruption. Continuer de lire « George Weah and Liberia – fighting (for) corruption and democracy? »

Gazprom au coeur de la puissance russe

     En 1965, a été créé le ministère soviétique de l’industrie gazière, chargé de la prospection, de l’extraction, du transport et de la distribution du gaz naturel. A la chute du bloc soviétique, ce ministère s’est transformé en Gazprom, une société d’Etat par actions. Depuis l’arrivée de Vladimir Poutine, l’Etat n’a cessé de renforcer son emprise sur Gazprom afin d’en faire un outil politique. Avec l’Etat comme actionnaire principal, Gazprom est devenu une donnée essentielle dans la construction de la politique intérieure et extérieure de la Russie. Détentrice d’environ 16.8% des réserves de gaz mondial, cette dernière gère ses ressources telle une “Gazocratie”, un système dépendant de ses ressources gazières. D’un côté elle utilise son emprise sur les énergies pour exercer des pressions sur ses clients et d’un autre, elle dégage des revenus immenses, essentiels à la stabilité économique et sociale de la société russe. Il s’agit en réalité d’un système paradoxal du fait des logiques économiques et politiques contradictoires qui coexistent au sein de la société Gazprom. Cette coexistence témoigne de la promiscuité entre la géopolitique de Gazprom et la géopolitique de la Russie.
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Los Cafeteros facteur d’unité nationale ?

Dans un pays miné par la guerre civile, le football, véritable religion comme partout en Amérique latine est l’un des rares sujets de cohésion nationale. Le parcours des Cafeteros (les Cafetiers) a suscité une ferveur considérable. Dès leur départ au Mondial au Brésil, la Tricolor a reçu le soutien de tous les Colombiens, même de la part des FARC qui ont publié une lettre : “ Nous serons aux côtés de la sélection, pour le meilleur et pour le pire, en souhaitant avec l’équipe de la Colombie, que nous voulons unie, que tout le monde joue à fond pour la paix. […] Espérons que le football, avec ses valeurs de respect et de tolérance, nous apporte des moments de bonheur qui calment les consciences et aident à trouver le chemin de la réconciliation ”.

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