La politique du Vatican en Amérique latine et l’action du Pape François

Le mois dernier, le Pape François se rendait à Panama pour célébrer aux côtés de nombreux jeunes les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) (1). Un événement qui permet de s’intéresser à l’influence du Vatican sur le continent latino-américain et notamment au rôle qu’y joue le Pape. L’Amérique latine est considérée comme le continent le plus catholique au monde, mais depuis plusieurs années l’influence de l’Église catholique traverse une crise durable dans cette région, notamment auprès des populations. Depuis l’arrivée des colons en 1492, l’Église a toujours eu une place très importante sur le continent, notamment au travers de nombreuses missions d’évangélisation. En revanche, depuis plusieurs décennies le monopole de la religion catholique est remis en question par l’émergence de nouveaux courants religieux, en particulier les évangélistes qui rassemblent de plus en plus de fidèles. Face aussi à un processus de sécularisation de la société et à des faits sociaux de plus en plus répandus, sur lesquels l’Église est parfois jugée trop conservatrice, on remarque un réel recul de la foi catholique dans la région. En 2013, l’élection du premier Pape latino-américain, le Pape François, a initié un nouvel élan pour la politique du Vatican en Amérique latine et a offert de nouvelles perspectives pour le rôle de l’Église dans la région. Continuer de lire « La politique du Vatican en Amérique latine et l’action du Pape François »

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Cent ans plus tard, portraits de femmes au cœur de la révolution russe

Alexandra Mikhaïlovna Kollontaï

Alexandra Kollontaï (Александра Михайловна Коллонтай) est la première femme à avoir obtenu le titre de ministre et de diplomate dans l’histoire. Elle naît en 1872 à Saint-Pétersbourg dans une famille aristocratique, fille du général Michel Domoutovitch. Adhérente aux idées socialistes dès sa jeunesse, son père la marie de force avec le colonel Kollontaï pour l’écarter des idées révolutionnaires. Loin de la faire rentrer dans le moule prescrit aux jeunes femmes de son milieu, ce mariage forcé ne fait que renforcer ses envies d’indépendance. Elle quitte donc son mari et la Russie pour l’université de Zurich, les femmes n’étant pas autorisées à faire des études supérieures en Russie à cette époque. D’origine carélienne (1), elle a une attirance naturelle pour la culture et la langue finlandaise, et ne se prive pas d’émettre des critiques à l’encontre de la politique tsariste en Finlande. Ces déclarations lui vaudront l’exil alors qu’elle rentre en Russie, surveillée de près par l’Okhrana, le service de la police politique impériale. Continuer de lire « Cent ans plus tard, portraits de femmes au cœur de la révolution russe »