Le Libéria de George Weah – combattre (pour) la corruption et la démocratie ?

« Le football est un jeu simple. Vingt-deux joueurs courent après un ballon pendant 90 minutes, et à la fin… » on devient président du Libéria. Oui, les Allemands gagnent d’habitude, mais ce n’est pas ce que George Weah a retenu de la citation iconique de Gary Lineker. La superstar du ballon rond des années 1990 est aujourd’hui le second chef d’État démocratiquement élu du Libéria (au XXIe siècle), un poste très difficile à occuper dans un des pays africains les plus ravagés par les guerres civiles, les coups d’État, la pauvreté et la corruption. Son élection en 2017 a été marquée par un désir de renouvellement démocratique au sein du pays. 

Continuer de lire « Le Libéria de George Weah – combattre (pour) la corruption et la démocratie ? »

George Weah and Liberia – fighting (for) corruption and democracy?

“Football is a simple game. Twenty-two men chase a ball for 90 minutes and at the end…” you become president of Liberia. Yes, the Germans usually win, but this is not what George Weah took from Gary Lineker’s famous quote. The 1990’s football superstar is now Liberia’s second democratically elected head of State (after the wars), an incredibly hard position to hold in one of Africa’s most war-torn countries. His election in 2017 was stamped by the want for a renewed democracy in a country ravaged by civil wars, political coups, poverty and corruption. Continuer de lire « George Weah and Liberia – fighting (for) corruption and democracy? »

Affaire Petro Caribe : Haïti en crise

Alors que la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif haïtienne vient de publier son dernier rapport [1] sur la gestion catastrophique du Fonds d’aide au développement Petro Caribe et la dilapidation de près de deux milliards de dollars, Haïti est secoué par une nouvelle vague de manifestations. L’occasion de revenir sur la situation actuelle de ce petit pays des Caraïbes.

Continuer de lire « Affaire Petro Caribe : Haïti en crise »

Le système politique chinois, un nouvel équilibre autoritaire. Jean-Pierre Cabestan

 

Le système politique chinois, publié en 2014, est un ouvrage de science politique écrit par Jean-Pierre Cabestan, sinologue, professeur et directeur du département de science politique de l’université baptiste de Hong-Kong, chercheur associé à l’Asia Centre de Paris et directeur de recherche au CNRS. Ce livre réalise une synthèse sur le système politique chinois et émet plusieurs hypothèses sur son articulation avec la société. La première postule que les transformations économiques et sociales de la Chine ont progressivement corrompu son système politique. La seconde est que le système politique chinois actuel peut être défini selon la catégorie déterminée par Samuel Huntington d’« Etat de parti unique établi » dans lequel le Parti Communiste Chinois (PCC) est parvenu à mettre en place un « nouvel équilibre autoritaire ». A partir de l’analyse de ce nouvel équilibre autoritaire, JP Cabestan formule l’hypothèse d’un « continuum dégradé », c’est-à-dire l’hypothèse d’une continuité entre Etat et Société qui est de plus en plus friable car mouvante et contestée selon différents types de relations entre pouvoir, pouvoir et société, structures et rapports sociaux. Continuer de lire « Le système politique chinois, un nouvel équilibre autoritaire. Jean-Pierre Cabestan »

Au Mexique, le changement l’emporte

Les Etats-Unis du Mexique élisaient dimanche 1er juillet leur nouveau président ainsi que neuf des gouverneurs de ses États – dont le nombre total s’élève à 32. Andrés Manuel Lopez Obrador, issu de la coalition de gauche formée par Morena (Mouvement de régénération nationale), le Parti des travailleurs et par le Parti Rencontre sociale de mouvance évangélique, a remporté la présidence de l’Etat fédéral avec 53,6 % des voix. Au terme d’une campagne mouvementée, cinq des neuf postes de gouverneurs en jeu sont également revenus à Morena (Mexico, Veracruz,  Morelos, Chiapas, ainsi que Tabasco).

Continuer de lire « Au Mexique, le changement l’emporte »