La résistance afghane et l’étranger durant l’invasion soviétique (1979-1989)

L’auteur et spécialiste de l’Afghanistan Michael Barry décrit d’une façon intéressante la capacité de résistance et de résilience de ce pays parfois dénommé Yâghestân, c’est-à-dire le “pays de l’insolence”. Il serait comparable à une motte de terre sèche dont une puissance voudrait se saisir (puissance qui fut successivement l’empire perse, moghol, britannique et enfin soviétique). Alors que cette motte de terre semble relativement bien constituée, il suffit que ladite puissance ne l’enserre un peu trop fermement dans sa main pour qu’elle s’effrite entièrement et lui glisse entre les doigts. Continuer de lire « La résistance afghane et l’étranger durant l’invasion soviétique (1979-1989) »

Russafrique : le « grand retour » de la Russie sur le continent africain ?

Depuis l’annexion de la Crimée en 2014 et la mise en place de sanctions européennes, la Russie cherche de nouveaux partenaires à travers le globe. L’Union soviétique s’était largement investie en Afrique, mais son effondrement avait précipité le départ des Russes du continent. Aujourd’hui, pour affirmer sa puissance et développer son économie, la Russie cherche à étendre son influence auprès des pays africains. Continuer de lire « Russafrique : le « grand retour » de la Russie sur le continent africain ? »

Quand l’amitié italo-russe se paye de mots

Lors de son allocution devant la Duma (1), Roberto Fico, président italien de la Chambre des députés rappelle les liens historiques existant entre l’Italie et la Russie. Ce dernier, né à Naples, évoque en première instance un architecte lui aussi napolitain, Carlo Rossi, qui a pris part à la construction de la ville de Saint-Pétersbourg. Continuer de lire « Quand l’amitié italo-russe se paye de mots »

Russie, l’envers du pouvoir

Marie Mendras est politologue au CNRS et au Centre d’Etudes et de Recherches Internationales (CERI). Elle est également professeure à Sciences Po Paris où elle enseigne la politique étrangère russe au sein de la Paris School of International Affairs (PSIA).

Elle a été jusqu’en 1991 consultante au Centre d’Analyse et de Prévision du Ministère des Affaires Étrangères, puis de 1992 à 1998 consultante à la délégation aux Affaires Stratégiques du Ministère de la Défense. Cela lui a permis de nouer des liens avec des responsables politiques russes, des membres des élites, dont les témoignages font la richesse de ses recherches. Elle étudie ainsi le système politique russe, les élites et la société dans Russie l’envers du pouvoir, publié en 2008, après l’ « élection » de Medvedev aux présidentielles. Cette recherche a été complétée par la publication de Russian Politics. The Paradox of a Weak State en 2012.

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La Russie et les Occidentaux depuis 1991

Entre le 9 novembre 1989, qui voit le mur de Berlin céder, et le 25 décembre 1991, date qui marque la fin de l’URSS, l’ordre mondial structuré en deux blocs, figé par la Guerre froide pendant près de 45 ans, disparaît. Le bloc soviétique implose: d’une part, les pays satellites d’Europe de l’Est regagnent leur indépendance et d’autre part, l’Union soviétique se délite sous l’emprise de tensions politiques, économiques et sociales. Quinze Etats naissent, dont la Fédération de Russie et se rassemblent dans une nouvelle communauté, la CEI[1]. La Russie, héritière de l’Empire russe et de l’URSS, s’étend depuis 1991 sur plus de 17 millions de km2, de l’Europe à l’Extrême-Orient, et dispose d’importantes ressources naturelles ainsi que d’une population multiethnique mais vieillissante. Après la chute de l’URSS, la Russie se retrouve face à des défis colossaux : elle doit régénérer son économie, choisir un nouveau système politique, redéfinir son identité nationale et son positionnement international. Continuer de lire « La Russie et les Occidentaux depuis 1991 »