Trump : un regain de climato-scepticisme aux États-Unis ?

« Le concept de réchauffement climatique a été créé par et pour les Chinois afin de rendre l’industrie américaine non-concurrentielle ». Voici un tweet de Donald Trump datant du 6 novembre 2012, jour de la réélection de l’ancien président des États-Unis Barack Obama, résumant sa pensée climato-sceptique : une combinaison de rejet par principe de toute réglementation qui pourrait ralentir la croissance des États-Unis et du dogme républicain qui refuse la science du climat comme un complot quasi-communiste contre les États-Unis. Continuer de lire « Trump : un regain de climato-scepticisme aux États-Unis ? »

Les enjeux de l’estimation des ressources énergétiques

    

Comme l’a dit Niels Bohr, prix Nobel de physique en 1922 : “l’art de la prévision est très difficile surtout lorsqu’il a trait à l’avenir” [1].  Publiées par des entreprises privées, des États ou encore des organisations internationales, les estimations des ressources énergétiques sont aujourd’hui au cœur de nombreux débats quant à leur véracité, leur fiabilité et à l’usage qu’il convient d’en faire. Lorsque l’on nous assène de tableaux, graphiques et autres diagrammes alarmants (ou au contraire très rassurants) les chiffres utilisés sont rarement bien définis. Dans la majorité des cas, ils font référence à l’énergie primaire, c’est-à-dire “un potentiel énergétique brut” [2] portant particulièrement sur les énergies fossiles. Or, certaines estimations jouent sur les définitions, les chiffres, les apparences : rien n’est jamais limpide très longtemps. Continuer de lire « Les enjeux de l’estimation des ressources énergétiques »

Ordre international et changement climatique

Le sommet de Copenhague de 2009 a confirmé le basculement du pouvoir autour du couple Etats-Unis – Chine. M. Obama s’est d’abord entretenu pendant près d’une heure avec M. Wen, le premier ministre chinois. Ils ont ensuite été rejoints par le président brésilien Lula da Silva, le premier ministre indien Manmohan Singh et le président sud-africain Jacob Zuma. Ces discussions parallèles ont débouché sur un accord non contraignant préservant la souveraineté des Etats. Le sommet de Copenhague était censé définir les grands principes et engagements que les Etats devaient respecter pour lutter contre le réchauffement climatique, mais il a aussi et surtout révélé un nouvel équilibre, le G2 Etats-Unis-Chine.

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