Présidentielles indonésiennes de 2014 : un nouveau président au profil atypique et un recompte citoyen.

Les Indonésiens se sont rendus aux urnes deux fois cette année, le 9 avril1 pour les élections législatives et le 9 juillet pour les présidentielles. Le candidat désigné par le parti vainqueur des législatives d’avril, « Jokowi » a été élu avec 53,15% des voix et prend ainsi la tête de la 3e plus grande démocratie au monde et de la 10e économie mondiale. Malgré la contestation des résultats par son adversaire Prabowo Subianto, la campagne présidentielle indonésienne a souligné le dynamisme de cette jeune démocratie.

man voting on elections in indonesia in front of flag

Une démocratie jeune et dynamique.

L’Indonésie est une jeune démocratie dans les deux sens du terme, le dictateur Suharto a quitté le pouvoir il y a 16 ans seulement et en 2014, sur les 187 millions d’électeurs appelés aux urnes, 67 millions ont voté pour la première fois. De nombreuses réformes politiques et économiques ont été adoptées pendant la Reformasi (la période post-Suharto). Parmi elles, les amendements à la Constitution de 1945, votés en 2004, ont limité le nombre de mandats présidentiels à deux et instauré l’élection du président de la république au suffrage universel direct. Le président sortant Susilo Bambang Yudhoyono (2004-2014), surnommé « SBY », est le premier président indonésien élu au suffrage universel direct2. Pour la première fois la passation de pouvoir se fait entre deux présidents élus directement par les Indonésiens.

L’engouement des Indonésiens pour la campagne présidentielle et l’implication des citoyens dans le processus électoral du début à la fin, facilité par les nouvelles technologies illustrent la bonne santé de la démocratie indonésienne. Toutefois quelques bémols peuvent être soulignés comme les accusations diffamatoires à l’encontre de Jokowi orchestrées par le camp Prabowo. En outre, la contestation des résultats par Prabowo Subianto s’est assortie d’une montée des tensions prise très au sérieux par le gouvernement comme par certains observateurs internationaux. Cette campagne électorale a été agitée, chaque camp s’accusant de manipuler l’opinion. En effet le rôle des médias a été central, le soutien affiché au candidat Jokowi de la part de certains titres de presse, bien que pratique courante dans une démocratie, a irrité le camp Prabowo. La campagne s’est rapidement cristallisée autour des deux candidats aux personnalités diamétralement opposées.

Jokowi vs Prabowo : deux visages pour l’Indonésie.

La Constitution indonésienne édicte des conditions précises pour se présenter à l’élection présidentielle. Un « ticket présidentiel » c’est à dire un candidat à la présidence et un autre à la vice-présidence, sont nommés par un parti ou une coalition de partis disposant d’au moins 20% des sièges au Conseil des représentants ou ayant récolté au moins 25% des suffrages aux élections. Ces conditions strictes ne permettent dans les faits qu’à deux binômes issus des deux principaux partis de la chambre basse de concourir à la fonction suprême.

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Prabowo Subianto à gauche, Joko Widodo « Jokowi » à droite

Jokowi-Kalla. Joko Widodo, surnommé « Jokowi » est le candidat favori de ces élections, il incarne le changement par son profil atypique. En 2005, il est élu maire de Surakarta, ville au centre de Java de plus de 500 000 habitants, puis en 2012, gouverneur-maire de la province spéciale de Jakarta, la capitale du pays comptant près de 9,6 millions d’habitants. Cette carrière politique tardive et fulgurante pour un homme qui n’est pas issu du sérail politique traditionnel en fait une exception sur la scène politique indonésienne. En moins de dix ans il passe de la mairie d’une ville d’un demi-million d’habitants, au gouvernorat de la région-spéciale de la capitale du pays pour se retrouver ensuite au palais présidentiel de Merdeka. Jokowi est le candidat de la coalition regroupant le premier parti indonésien, vainqueur des législatives d’avril 2014 et parti d’opposition au président SBY, le PDI-P3 ainsi que trois autres petits partis musulmans le PKB, le NasDem et Hanura4. Jokowi n’est pas le candidat de la coalition la plus représentée au Parlement, il ne dispose pas des mêmes ressources politiques que son adversaire, il a donc misé sur sa personnalité comme source essentielle de capital politique. La campagne de Jokowi s’est axée sur le profil « lambda » du candidat et son style décontracté5. Ses partisans expliquent que son aspect d’homme ordinaire et son parcours le rendent plus à même de comprendre les préoccupations de ses concitoyens. A l’inverse ses opposants le taxent de populisme, d’inconstance et d’incompétence. Contrairement à Prabowo, Jokowi n’est pas issu de l’élite indonésienne, il a des origines humbles. Jokowi cultive son image de self-made man, détaché des grands intérêts économiques et ayant réussi à faire fortune avec une simple entreprise de meuble. Ce qui le rend exceptionnel, c’est précisément qu’il ne l’est pas, ou plutôt son parcours est exceptionnel pour un homme ordinaire.

Jokowi est un fan de musique métal, le voici portant un t-shirt du groupe de death metal « Napalm Death ». “The nearest Jokowi has come to being accused of graft is in accepting a gift of a bass guitar signed by a member of Metallica, a heavy-metal band (he has a penchant for loud rock music).” Banyan, « Mr Joko goes to Jakarta, An honest man looks hard to beat in Indonesia’s presidential election next year », publié le 8/07/13, disponible sur The Economist,http://www.economist.com/news/asia/21579001-honest-man-looks-hard-beat-indonesias-presidential-election-next-year-mr-joko-goes consulté le 10/07/14.
Jokowi est un fan de musique métal, le voici portant un t-shirt du groupe de death metal « Napalm Death ». “The nearest Jokowi has come to being accused of graft is in accepting a gift of a bass guitar signed by a member of Metallica, a heavy-metal band (he has a penchant for loud rock music).” Banyan, « Mr Joko goes to Jakarta, An honest man looks hard to beat in Indonesia’s presidential election next year », publié le 8/07/13, disponible sur The Economist,http://www.economist.com/news/asia/21579001-honest-man-looks-hard-beat-indonesias-presidential-election-next-year-mr-joko-goes

Toutefois, son profil original est tempéré par la présence d’un colistier plus habituel à ce niveau de responsabilité : Jusuf Kalla. Ancien vice-président (2004-2009) et haut-responsable du Golkar, un parti de la coalition soutenant Prabowo. Kalla rejoint le ticket du PDI-P suite à des rivalités avec Aburizal Bakrie, un autre haut-responsable du Golkar, un temps candidat à la présidentielle de 2014 pour le parti. Kalla est donc une caution pour Jokowi, garant de l’efficacité de sa présidence par son expérience. Aussi, ses origines de Makassar (ville du Sud des Célèbes), permettent de déjouer les reproches adressés à Jokowi pour son aspect trop « javanais », l’ethnie culturellement et historiquement dominante, souvent vus comme des colons par les habitants des îles périphériques.

prabowo-subianto

Prabowo Subianto est issu d’une famille de l’élite indonésienne. Cet ancien général de l’armée indonésienne a été très proche de Suharto, dont il a été le gendre. Prabowo est intimement lié à l’Ancien Régime suhartiste, accusé de violations des droits de l’homme au Timor oriental, il est également soupçonné d’avoir participé à des kidnappings de militants pro-démocratie à la fin des années 19906. Si Jokowi veut incarner le changement et le progrès, Prabowo mise sur les valeurs de continuité et d’ordre. Prabowo se présente comme un homme fort, capable de maintenir la stabilité dans ce pays traversé par de multiples tensions. Aussi, il apparaît pour les classes moyennes urbaines comme ayant suffisamment de poigne pour combattre efficacement la corruption7. Cette stratégie permet de valoriser l’expérience et l’autorité de Prabowo par contraste avec le manque de leadership et d’expérience de Jokowi.

http://www.lepoint.fr/video/video-debat-jokowi-prabowo-anglais-election-indonesie-08-07-2014-1844443_738.php. Cette vidéo clairement pro-Prabowo, présente Jokowi de manière caricaturale comme n’ayant aucun avis, ni le réel désir d’endosser la charge de président. On retrouve cette vidéo sans explications complémentaires sur le Point et intitulée sobrement « débat présidentiel en Indonésie »…

Prabowo dispose d’une véritable machine de guerre électorale, ayant à disposition les moyens de plusieurs grands partis nationaux. La remontée de Prabowo dans les sondages peut être interprétée comme l’efficacité des campagnes de communication de son équipe. La campagne électorale a été marquée par des rumeurs considérées comme diffamatoires en Indonésie selon lesquelles Jokowi serait un chrétien membre de la minorité chinoise. Bien que cette tactique politique soit courante dans la deuxième démocratie au monde rappelons qu’Obama a été accusé d’être un Kenyan musulman, elle instaure une atmosphère délétère dans un pays où les tensions restent fortes8.

Les rapports de force dans un paysage politique fragmenté.

Prabowo est le candidat d’une large coalition « rouge-blanche », dominée par le Gerindra9 dont il est membre, du Golkar10 dont il a été membre avant de rejoindre le Gerindra, le PAN11 le parti de son colistier Hatta Rajasa et de trois autres partis12. Ils réunissent 353 sièges sur les 560 que compte le Conseil des représentants du peuple (Dewan Perwakilan Rakyat, DPR)13, la chambre basse du Parlement indonésien. Ainsi Prabowo dispose d’une majorité solide au Parlement indonésien alors que Jokowi ne rassemblerait pas 40% des sièges. Cette situation serait réellement problématique si la scène politique indonésienne était figée et très clivée. Or les coalitions se font et se défont, certains membres du Golkar ont signifié leur volonté de rejoindre la coalition de Jokowi en cas de victoire de ce dernier, malgré les rappels de la direction du Golkar de leur engagement auprès de la coalition de Prabowo.

Il est difficile de comprendre la politique indonésienne avec une approche française cherchant instinctivement à distinguer sa gauche de sa droite. Il existe trois principaux clivages en Indonésie selon Delphine Alles « partis séculiers et islamiques, partis nationalistes-interventionnistes et partis libéraux, partis appelant au renouvellement et partis nostalgiques de l’ère Suharto »14. Chacune des coalitions regroupe des partis islamiques et séculiers, aussi des partis libéraux côtoient des partis nationalistes, la ligne de fracture la plus visible est celle relative au rapport à l’ère Suharto. L’immense majorité des partis indonésiens se revendique du Pancasila15, la philosophie de l’Etat indonésien, qui fait historiquement l’objet d’interprétations très différentes, tantôt endossée par Sukarno, puis par Suharto. La relative hétérogénéité des coalitions qui soutiennent les candidats explique en partie l’absence de propositions concrètes, la campagne s’est donc focalisée davantage sur leurs personnalités plutôt que sur leurs programmes.

Les résultats du 9 juillet : la mise à l’épreuve de la démocratie indonésienne.

Le 9 juillet alors que les résultats officiels n’étaient pas encore annoncés, les deux candidats ont déclaré avoir remporté les élections. Alors que les sondages donnaient une large avance à Jokowi, les résultats ont été plus serrés que prévu, ce qui a poussé Prabowo à proclamer sa victoire pour déclencher un nouveau décompte des voix. Cette situation a créé beaucoup de tensions, le président Yudhoyono pourtant membre du Golkar (le parti soutenant Prabowo), a appelé à l’apaisement et a joué son rôle de président au dessus des partis. Il a appelé dès le 9 juillet à restreindre les célébrations dans chaque camp16, à attendre patiemment les résultats du nouveau décompte et à dépasser les querelles partisanes pour reconstruire la cohésion nationale17. Mais les partisans de Jokowi ont immédiatement vu dans cette contestation des résultats une tactique permettant de gagner du temps et d’inverser les résultats par un recours massif à la fraude18. C’est la Commission des élections générales (KPU Komisi Pemilhan Umun) qui a reçu la charge de recompter près de 130 millions de voix et de centraliser les résultats en provenance de centaines d’îles. Soucieuse de la défense de sa jeune démocratie, une partie de la société civile indonésienne s’est saisie de manière inédite de ce défi logistique du recompte, notamment en ayant recours aux nouvelles technologies.

« Touche pas à mon élection » : un décompte citoyen 2.0

Kawal Pemilu
Screenshot du site www.kawalpemilu.org

Des sites de collecte de données (crowdsources initiative) et des applications ont été créés pour organiser un décompte citoyen et participatif, parallèle à celui mené par la KPU. Le degré de corruption et la condamnation récente de l’ex-chef de la Cour constitutionnelle (Voir Classe Internationale – Indonésie – Fiche pays) explique la défiance des citoyens envers les institutions et le besoin qu’ils ressentent à trouver des alternatives. Kawal Pemilu (« Protéger l’élection ») est une plate-forme participative de collecte de données des résultats de chaque bureau de vote, fondée à l’initiative d’Indonésiens installés à l’étranger, elle regroupe maintenant près de 700 volontaires19. Les applications Kawal Suara et Real Count permettent d’envoyer des photos des résultats des centres de dépouillement sur le même principe que Kawal Pemilu. C1 Yang Aneh est une page Tumblr spécialisé dans la collecte de documents falsifiés. Il y aurait près de 100 documents litigieux et 900 prouvés comme faux20. La KPU a elle aussi utilisé les réseaux sociaux pour recevoir directement les documents suspectés de fraude, sur Facebook par exemple, elle a mis en libre-accès tous les documents collectés. Des commissions électorales institutionnelles et citoyennes ont travaillé de concert et on peut juger de l’efficacité des deuxièmes en comparant leurs résultats avec ceux délivrés par la KPU, toutes ont donné Jokowi victorieux avec près de 53% des voix… Cette utilisation intensive des nouvelles technologies dans ce décompte aussi gigantesque est une première mondiale et un signe du dynamisme de la démocratie indonésienne. Ces initiatives citoyennes pourraient servir de modèle dans cette région où la démocratie est malmenée, voire au-delà.

Les résultats de la KPU : Jokowi vainqueur, Prabowo conteste (encore).

Mardi 23 juillet, la KPU a déclaré la victoire du ticket Jokowi-Kalla avec 53,15% des voix, soit près de 71 millions de voix, contre 46,85% (près de 62,5 millions de voix) pour le ticket Prabowo-Hatta.

Carte résultats présidentielles Indonésie 2014
Carte des résultats selon la KPU, disponible sur http://www.thejakartapost.com/news/2014/07/23/our-seventh-president.html

Cette annonce a été évidemment accueillie avec joie dans le camp Jokowi ainsi que par les milieux d’affaires friands de stabilité et de promesses concernant la lutte contre la corruption. De son côté contrairement aux déclarations précédentes, Prabowo Subianto a n’a pas reconnu les résultats de la KPU et a dénoncé des fraudes massives et systématiques. Le ticket Prabowo-Hatta va déposer une demande en annulation auprès de la Cour constitutionnelle21, mais il semblerait que cette démarche ait peu de chance d’aboutir, tant la marge de Jokowi est importante et tant les accusations de fraudes portent autant sur un camp que sur l’autre… De plus une partie de la coalition rouge-blanche de Prabowo-Hatta est divisée sur la marche à suivre, car si pour certains il faut continuer à contester les résultats, pour d’autres il faut reconnaître la victoire de Jokowi au nom de la stabilité nationale, ou pour espérer rejoindre la coalition de Jokowi22.

Nicolas SAUVAIN

1Article de synthèse sur les résultats des législatives, publié le 10/04/14, disponible sur le Monde, http://abonnes.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2014/04/10/l-opposition-remporte-les-legislatives-en-indonesie_4398629_3216.html consulté le 10/07/14.

2 Pour plus d’information sur le bilan de la présidence de Yudhoyono, consulter la fiche « Indonesia Profile », onglet « Leaders », disponible en anglais sur la BBC http://www.bbc.com/news/world-asia-pacific-15105920 consulté le 10/07/14.

3 Le Parti indonésien démocratique de lutte, Partai Demokrasi Indonesia Perjuangan, dirigé par l’ancienne présidente Megawati Sukarnoputri (fille de Sukarno, première femme présidente de l’Indonésie, 2001-2004).

4 PKB : le Parti de l’Eveil national, premier parti musulman aux législatives (9%). Le NasDem : le Parti National Démocrate, (6,7%) et Hanura : le Parti de la conscience du peuple (3,8%).

5Second, Jokowi is in some senses the “anti-SBY”. Mr Yudhoyono is tall, handsome, orotund, aloof and, say Indonesians, “presidential”. Jokowi is small, friendly, chatty yet rather inarticulate and, in the words of Eep Saefulloh Fatah, a political consultant, “everybody’s neighbour”.” Banyan, « Mr Joko goes to Jakarta, An honest man looks hard to beat in Indonesia’s presidential election next year », disponible en anglais sur The Economist,http://www.economist.com/news/asia/21579001-honest-man-looks-hard-beat-indonesias-presidential-election-next-year-mr-joko-goes consulté le 10/07/14

6 “He headed the special forces under Suharto, the dictator overthrown 15 years ago, to whose daughter he was once married. Mr Prabowo is accused of human-rights abuses, such as kidnapping student activists in the dying days of Suharto’s rule.” Banyan, « Mr Joko goes to Jakarta, An honest man looks hard to beat in Indonesia’s presidential election next year », disponible en anglais sur The Economist, http://www.economist.com/news/asia/21579001-honest-man-looks-hard-beat-indonesias-presidential-election-next-year-mr-joko-goes consulté le 10/07/14.

7 “This probably reflects urban middle class frustrations with Indonesia’s rampant corruption, and the belief that only Prabowo’s decisive leadership can bring it under control.” Pepinsky, Tom “Will Indonesia’s presidential election will be stolen”, disponible en anglais sur http://www.washingtonpost.com/blogs/monkey-cage/wp/2014/07/18/will-indonesias-presidential-election-be-stolen/, consulté le 20/07/14.

8Made Supriatma, Kompas « Une campagne diffamatoire à l’américaine » disponible sur et traduit par Courrier International http://www.courrierinternational.com/article/2014/07/07/une-campagne-diffamatoire-a-l-americaine consulté le 20/07/14.

9Gerindra ou Mouvement pour une grande Indonésie est un parti dissident du Golkar, c’est le 3e parti représenté au Conseil des représentants du peuple avec 73 représentants.

10Golkar ou Parti des groupes fonctionnels est le parti héritier du régime de Suharto, le parti du premier président de la transition, B. J. Habibie 1998-1999 et le parti membre de la coalition du président Yudhoyono. C’est le 2e parti indonésien avec 91 représentants au Conseil des représentants du peuple

11Partai Amanat Nasional ou Parti du mandat national, cinquième parti (43 représentants).

12Le Parti démocrate : quatrième formation politique du Conseil avec 61 députés et les partis islamistes le PKS : Parti pour la justice et la prospérité (40 représentants) ; et le PPP : Parti de l’unité et du développement (39).

13 Antara news, “Apermanent coalition declared to back Prabowo-Hatta”, disponible en anglais sur http://www.antaranews.com/en/news/94830/a-permanent-coalition-declared-to-back-prabowo-hatta, consulté le 20/07/14.

14 Delphine Alles professeur des universités en science politique à l’Université Paris-Est (Créteil) et chercheur associée à l’Institut de recherches sur l’Asie du Sud-Est contemporaine. « Les défis du prochain président indonésien : confirmation démocratique, attractivité économique et stabilité sociopolitique », dans Diplomatie magazine n°69, juillet-août 2014.

15 Pancasila, littéralement « les cinq préceptes », édictés en 1945 : -croyance en un Dieu unique. -Humanité juste et civilisée. -Unité de l’Indonésie. -Démocratie délibérative et représentative. -Justice sociale.

16 Yudhoyono also urged both sides to « restrain themselves » and not allow their supporters to publicly declare victory.” disponible en anglais sur http://www.washingtonpost.com/business/indonesia-deadlock-court-may-decide-new-president/2014/07/10/2563673e-08a7-11e4-8615-4eddc1f1cffa_story.html consulté le 20/07/14.

17 Antara news, « Yudhoyono calls for rebuilding brotherhood » disponible en anglais sur http://palingaktual.com/775934/yudhoyono-calls-for-rebuilding-brotherhood/read/ consulté le 20/07/14.

18Margie Mason (AP), “ « The Jokowi camp is clearly worried that there will be fraud in the aggregation process, » said Jakarta-based political analyst Paul Rowland. « There are plenty of opportunities there to change the numbers. »” “Indonesia court may decide new president after both candidates declare themselves president” disponible en anglais sur http://www.usnews.com/news/world/articles/2014/07/08/indonesia-divided-in-close-presidential-race consulté le 20/07/14.

19Lukman, Enricko « 5 things you need to know about Indonesia’s election tech fighters” disponible en anglais sur http://www.techinasia.com/kawal-pemilu-indonesia-presidential-election-fighters/ consulté le 20/07/14.

20 “Other initiatives include a Tumblr site called C1 Yang Aneh, which collects ballot documents which have unusual data, like a wrong tally or, worse, documents with no numbers. Even the KPU recently suggested (PDF file) its members to check the website to help identify the documents. C1 Yang Aneh now has over 100 verified “weird” documents after 900 documents were flagged by crowdsourced helpers. Lukman, Enricko “As Indonesia’s democracy is on the verge of crisis, hackers and fakers attack crowdsourced vote counts” disponible en anglais sur http://www.techinasia.com/indonesia-democracy-crisis-hackers-fakers-attack/ consulté le 20/07/14

21 Hans Nicholas Jong “Prabowo-Hatta to file lawsuit with Constitutional Court” disponible en anglais sur http://www.thejakartapost.com/news/2014/07/23/prabowo-hatta-file-lawsuit-with-constitutional-court.html consulté le 23/07/14.

22 Bagus BT Saragih and Margareth S. Aritonang “Prabowo camp divided over plan to contest poll result.” Disponible en anglais sur http://www.thejakartapost.com/news/2014/07/22/prabowo-camp-divided-over-plan-contest-poll-result.html consulté le 23/07/14.

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