La rétrocession de Hong Kong : bras de fer entre Margaret Thatcher et Deng Xiaoping

Après un entretien houleux avec Deng Xiaoping, Margaret Thatcher trébuche devant les caméras en descendant les marches du Palais de l’Assemblée du Peuple à Pékin. Cet épisode de l’automne 1982 est diffusé en boucle sur les télévisions chinoises. La chute de la Dame de Fer devait symboliser la fin de l’Empire britannique et du « Siècle de la Honte ». Deux ans après cet incident, en 1984 Margaret Thatcher s’incline devant les exigences chinoises et accepte la rétrocession de Hong Kong à la Chine, prévue pour 1997. Continuer de lire « La rétrocession de Hong Kong : bras de fer entre Margaret Thatcher et Deng Xiaoping »

Publicités

La rétrocession de Hong Kong : bras de fer entre Margaret Thatcher et Deng Xiaoping

Après un entretien houleux avec Deng Xiaoping, Margaret Thatcher trébuche devant les caméras en descendant les marches du Palais de l’Assemblée du Peuple à Pékin. Cet épisode de l’automne 1982 est diffusé en boucle sur les télévisions chinoises. La chute de la Dame de Fer devait symboliser la fin de l’Empire britannique et du « Siècle de la Honte ». Deux ans après cet incident, en 1984 Margaret Thatcher s’incline devant les exigences chinoises et accepte la rétrocession de Hong Kong à la Chine, prévue pour 1997. Continuer de lire « La rétrocession de Hong Kong : bras de fer entre Margaret Thatcher et Deng Xiaoping »

La politique du Vatican en Amérique latine et l’action du Pape François

Le mois dernier, le Pape François se rendait à Panama pour célébrer aux côtés de nombreux jeunes les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) (1). Un événement qui permet de s’intéresser à l’influence du Vatican sur le continent latino-américain et notamment au rôle qu’y joue le Pape. L’Amérique latine est considérée comme le continent le plus catholique au monde, mais depuis plusieurs années l’influence de l’Église catholique traverse une crise durable dans cette région, notamment auprès des populations. Depuis l’arrivée des colons en 1492, l’Église a toujours eu une place très importante sur le continent, notamment au travers de nombreuses missions d’évangélisation. En revanche, depuis plusieurs décennies le monopole de la religion catholique est remis en question par l’émergence de nouveaux courants religieux, en particulier les évangélistes qui rassemblent de plus en plus de fidèles. Face aussi à un processus de sécularisation de la société et à des faits sociaux de plus en plus répandus, sur lesquels l’Église est parfois jugée trop conservatrice, on remarque un réel recul de la foi catholique dans la région. En 2013, l’élection du premier Pape latino-américain, le Pape François, a initié un nouvel élan pour la politique du Vatican en Amérique latine et a offert de nouvelles perspectives pour le rôle de l’Église dans la région. Continuer de lire « La politique du Vatican en Amérique latine et l’action du Pape François »

Extractivisme et militantisme écologique en Amérique Latine

Selon l’ONG Global Witness, 207 militants écologistes ont été assassinés dans le monde en 2017, battant le record de 2016 de 200 morts. Avec 60% des meurtres, l’Amérique Latine est la région la plus dangereuse pour ces militants, qui souvent ne se définissent pas comme écologistes mais comme défenseurs de leur terre, forêt ou rivière, face à des projets d’exploitation minière ou pétrolière. Continuer de lire « Extractivisme et militantisme écologique en Amérique Latine »

Casa Pueblo, une organisation de la base locale qui converse avec le global

A l’intérieur d’une maison rose de style colonial localisée sur le territoire d’une municipalité montagneuse de Porto Rico – Adjuntas – se trouve Casa Pueblo. Cette organisation fut créée en 1980 afin de mener la lutte contre un projet de mine à ciel ouvert qui devait s’installer sur le territoire de cette même municipalité et irrémédiablement dégrader l’environnement local. Mobilisant la population locale via diverses activités culturelles, de sensibilisation, d’évènements et de manifestations, Casa Pueblo obtint une première victoire en 1995 avec la décision du gouvernement portoricain d’interdire tout projet de mine ouverte sur l’île. A la suite de cette victoire, l’organisation profita de la dynamique pour s’affirmer comme un acteur local majeur, variant ses activités et propositions en direction de l’éducation, la culture, la lutte environnementale et la promotion de solutions énergétiques renouvelables, étant toujours animée d’un désir d’innovation améliorant le bien-être communautaire. Ainsi, bien que ses projets solaires soient toujours salués, son cofondateur, Alexis Massol-González explique qu’à « travers du solaire, nous agissons dans la pratique » et que l’innovation « se découvre plus tard ». Refusant l’idée de recevoir toute forme d’aide institutionnelle pour maintenir son indépendance d’idées, Casa Pueblo se définit par son fonctionnement selon un modèle d’autogestion communautaire.

Continuer de lire « Casa Pueblo, une organisation de la base locale qui converse avec le global »