Au Mexique, le changement l’emporte

Les Etats-Unis du Mexique élisaient dimanche 1er juillet leur nouveau président ainsi que neuf des gouverneurs de ses États – dont le nombre total s’élève à 32. Andrés Manuel Lopez Obrador, issu de la coalition de gauche formée par Morena (Mouvement de régénération nationale), le Parti des travailleurs et par le Parti Rencontre sociale de mouvance évangélique, a remporté la présidence de l’Etat fédéral avec 53,6 % des voix. Au terme d’une campagne mouvementée, cinq des neuf postes de gouverneurs en jeu sont également revenus à Morena (Mexico, Veracruz,  Morelos, Chiapas, ainsi que Tabasco).

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Avril Brisé d’Ismail Kadaré, une histoire de la vendetta albanaise

Né en 1936 dans le sud de l’Albanie, Ismaïl Kadaré parachève à Moscou, à l’institut Gorki, des études de lettres. En 1960, il se lance dans le journalisme et publie de la poésie. Son premier roman, Le Général de l’armée morte, paraît en 1970 en France. En 1996, il devient membre associé étranger de l’Académie des sciences morales et politiques. En 2005, il reçoit le Man Booker International Prize et, en 2009, le prix Prince des Asturies.

En 1980, il publie Avril Brisé, traduit en français en 1982 chez Fayard, souvent considéré comme le plus ethnologique des romans de Kadaré. Dans Avril brisé, Ismaïl Kadaré présente trois regards sur la tradition du Kanun dans le Plateau albanais. Ces trois regards, l’un de l’intérieur grâce à Bjorg, et les deux autres de l’extérieur grâce au couple de citadins Bessian et Diana, illustrent les différentes perceptions de la vendetta dans les années 1980, période fortement marquée par le communisme soviétique.

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Dans les larmes d’une femme, le sage ne voit que de l’eau. En Russie, du proverbe à la mise en pratique?

   Avant d’entrer dans le vif du sujet, quelques brefs rappels de définitions. La dépénalisation est, selon le Larousse la “suppression légale d’une infraction”. Ainsi, tout acte considéré comme pénalement répréhensible verrait des suites de la dépénalisation toute sanction pénale inapplicable. La décriminalisation quant à elle vise à « enlever son caractère criminel à un acte », c’est-à-dire que cet acte-là ne sera plus considéré comme relatif à un crime, qui n’est que l’une des catégories d’infractions présentes dans le code pénal.

       Dans ce cas-ci, il est important de rappeler que le texte approuvé en troisième et dernière lecture à la Douma (chambre basse du Parlement russe) le 27 janvier 2017 ne dépénalise pas les violences domestiques. Les titres volontairement racoleurs publiés ces derniers jours tentent de dépeindre une Russie désintéressée des problèmes de violence domestique. Info ou intox ? La vérité est plus complexe. Continuer de lire « Dans les larmes d’une femme, le sage ne voit que de l’eau. En Russie, du proverbe à la mise en pratique? »