Trump : un regain de climato-scepticisme aux États-Unis ?

« Le concept de réchauffement climatique a été créé par et pour les Chinois afin de rendre l’industrie américaine non-concurrentielle ». Voici un tweet de Donald Trump datant du 6 novembre 2012, jour de la réélection de l’ancien président des États-Unis Barack Obama, résumant sa pensée climato-sceptique : une combinaison de rejet par principe de toute réglementation qui pourrait ralentir la croissance des États-Unis et du dogme républicain qui refuse la science du climat comme un complot quasi-communiste contre les États-Unis. Continuer de lire « Trump : un regain de climato-scepticisme aux États-Unis ? »

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Ressources énergétiques et rivalités sino-japonaises en Afrique

Au sortir de la Guerre Froide, tandis que la communauté internationale se concentre sur les pays de l’ex-bloc soviétique, l’Asie commence à porter un regard plus attentif sur le continent africain. Le développement accéléré des économies asiatiques, couplé à une raréfaction des ressources énergétiques, oblige la Chine et le Japon à se tourner de plus en plus vers de nouveaux partenaires comme l’Afrique. Dans le cadre de notre étude, il faut entendre le terme d’« énergie » du point de vue de ses « sources primaires », c’est-à-dire l’aspect sous lequel la nature livre un potentiel énergétique brut, comme les hydrocarbures, l’uranium, ou encore la biomasse. Que représente l’Afrique dans la quête d’énergie des deux puissances ?

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Arctique : une nouvelle guerre froide sur la banquise ?

Domaine des hautes latitudes boréales, l’Arctique [1] peut être appréhendée comme l’ensemble formé de l’océan glacial Arctique et des terres continentales et insulaires bornées par le cercle polaire arctique [2]. Ainsi, et contrairement à l’Antarctique, cette région aux limites floues ne peut se définir comme un continent à part entière: en effet, ce territoire majoritairement constitué d’eaux gelées – la banquise – s’étend en réalité sur de vastes étendues terrestres, sous toutes les longitudes. On dénombre ainsi six Etats dits « riverains » de la zone et prétendant y exercer une souveraineté: le Canada, les Etats-Unis – grâce à l’Alaska, le Danemark – via le Groenland, la Russie la Norvège et l’Islande. Ces six pays, complétés de la Suède et de la Finlande, forment le Conseil de l’Arctique. Ce forum intergouvernemental fondé en 1996 n’omet pas les associations de représentants de peuples autochtones.

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L’enjeu des énergies dans James Bond

Dans James Bond dans le spectre géopolitique, Jean-Antoine Duprat souligne l’idée que cette saga cinématographique ne repose pas uniquement sur un succès facile. Il y a une réelle réflexion géopolitique derrière chaque livre et film, qui reflète fidèlement l’actualité internationale. Dans les livres de Ian Flemming, l’antagoniste est presque toujours une figure marginalisée du bloc soviétique, qui agit seul. Cela témoigne bien des tensions de la Guerre froide. Mais les ennemis évoluent : les auteurs qui reprennent le héros de Ian Flemming proposent à leur tour des “méchants” et intrigues ancrés dans l’actualité internationale. Ainsi, l’enjeu énergétique prend une place centrale dans les films de la série James Bond – place qui est souvent sous-estimée, alors qu’elle est à la fois développée dans les intrigues principales et secondaires. Continuer de lire « L’enjeu des énergies dans James Bond »

Gazprom au coeur de la puissance russe

     En 1965, a été créé le ministère soviétique de l’industrie gazière, chargé de la prospection, de l’extraction, du transport et de la distribution du gaz naturel. A la chute du bloc soviétique, ce ministère s’est transformé en Gazprom, une société d’Etat par actions. Depuis l’arrivée de Vladimir Poutine, l’Etat n’a cessé de renforcer son emprise sur Gazprom afin d’en faire un outil politique. Avec l’Etat comme actionnaire principal, Gazprom est devenu une donnée essentielle dans la construction de la politique intérieure et extérieure de la Russie. Détentrice d’environ 16.8% des réserves de gaz mondial, cette dernière gère ses ressources telle une “Gazocratie”, un système dépendant de ses ressources gazières. D’un côté elle utilise son emprise sur les énergies pour exercer des pressions sur ses clients et d’un autre, elle dégage des revenus immenses, essentiels à la stabilité économique et sociale de la société russe. Il s’agit en réalité d’un système paradoxal du fait des logiques économiques et politiques contradictoires qui coexistent au sein de la société Gazprom. Cette coexistence témoigne de la promiscuité entre la géopolitique de Gazprom et la géopolitique de la Russie.
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