Extractivisme et militantisme écologique en Amérique Latine

Selon l’ONG Global Witness, 207 militants écologistes ont été assassinés dans le monde en 2017, battant le record de 2016 de 200 morts. Avec 60% des meurtres, l’Amérique Latine est la région la plus dangereuse pour ces militants, qui souvent ne se définissent pas comme écologistes mais comme défenseurs de leur terre, forêt ou rivière, face à des projets d’exploitation minière ou pétrolière. Continuer de lire « Extractivisme et militantisme écologique en Amérique Latine »

La question minière en Colombie, un enjeu essentiel pour la construction de la paix ?

                                             Les années 2000 ont constitué pour les économies d’Amérique du Sud une période de retour aux matières premières. La part des matières premières dans les exportations du continent est ainsi passée de 27 %, au début des années 1980, à 40 % en 2009. La Colombie n’a pas échappé à ce processus de «  reprimarisation des économies »  porté dans le pays par une importance croissante de l’industrie minière, c’est-à-dire de l’ensemble des activités visant à prospecter, exploiter et extraire des matières comme l’or ou le charbon. Continuer de lire « La question minière en Colombie, un enjeu essentiel pour la construction de la paix ? »

Extractivisme et militantisme écologique en Amérique Latine

Selon l’ONG Global Witness, au moins 200 militants écologistes ont été assassinés dans le monde en 2016, battant le record de 2015 de 185 morts. En 2017, 98 morts seraient déjà répertoriés. Avec 60% des meurtres, l’Amérique Latine est la région la plus dangereuse pour ces militants, qui souvent ne se définissent pas comme écologistes mais comme défenseurs de leur terre, forêt ou rivière, face à des projets d’exploitation minière ou pétrolière. Continuer de lire « Extractivisme et militantisme écologique en Amérique Latine »

QOPIWINI : quand les peuples indigènes occupent le centre de Buenos Aires.

Les peuples originaires maintiennent la pression sur le gouvernement argentin après plus de 130 jours de mobilisation suite à l’installation d’un campement au beau milieu de Buenos Aires. Le collectif QOPIWINI occupe depuis plus de quatre mois un campement dans un carrefour stratégique de la capitale pour protester contre le projet d’une usine de traitement d’uranium sur des terres ancestrales indigènes. Continuer de lire « QOPIWINI : quand les peuples indigènes occupent le centre de Buenos Aires. »

Vers une meilleure reconnaissance des droits indigènes ?

Il existe plusieurs mots pour désigner les populations autochtones de Colombie, le plus couramment utilisé est celui d’indígenas, indigènes, mais on trouve également des appellations comme aborigènes, indiens, amérindiens… Ce terme générique désigne les populations les plus anciennes de Colombie, il permet de les distinguer des autres composantes ethniques. Toutefois ce mot “fourre-tout” pose problème quand on connaît la diversité de ces communautés. On trouve plusieurs estimations sur leur nombre : de 85 selon le Gouvernement à 102 selon l’ONIC (Organización Nacional Indígena de Colombia). Le recensement de 2005 évalue la population indigène à 1,4 millions de personnes, soit 3,5% de la population, notamment dans les régions amazoniennes, andines et de l’Orénoque. Un décret signé en 1995 crée des territoires indigènes sans en réglementer le fonctionnement. Continuer de lire « Vers une meilleure reconnaissance des droits indigènes ? »