PALANTIR : l’omniscience américaine

Palantir Technologies est une entreprise américaine créée en 2003 et spécialisée dans la création de logiciels pour le traitement massif des données numériques ou Big Data. Son œuvre principale, le logiciel Palantir, se décline sous deux formes : Ghotam pour le renseignement et Metropolis pour les finances et les fonds d’investissements. Il est conçu pour recenser toutes les informations en lien avec une recherche spécifique et créer des corrélations entre les données. Il permet de voir ce qui ne peut être vu. Cet outil s’inspire du récit fantastique de J.R.R. Tolkien où le Palantir est une pierre de vision surnommée « clairvoyance ».  Continuer de lire « PALANTIR : l’omniscience américaine »

Afghanistan : état des lieux, dynamiques, perspectives

Le 7 octobre 2001, les États-Unis, à la tête d’une coalition internationale, répliquent aux attentats du 11 septembre en lançant l’opération Enduring Freedom sur l’Afghanistan. L’objectif est de renverser l’émirat islamique des Talibans, accusé de complaisance voire d’alliance avec Al-Qaida, tout en menant une « croisade contre le terrorisme » selon les mots de George W. Bush. Chassés du pouvoir en quelques semaines, les chefs talibans sont traqués, tandis que l’International Security Assistance Force (FIAS) tente de mener une transition politique. 
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L’Arabie Saoudite selon MBS

En octobre 2018, l’assassinat du journaliste saoudien dissident Jamal Khashoggi par les services de sécurité d’Arabie Saoudite a profondément heurté la communauté internationale et déclenché de vives critiques à l’égard du royaume de la Péninsule Arabique. Cette affaire a également mis en lumière le supposé commanditaire de l’assassinat : Mohammed ben Salmane, souvent appelée MBS, un homme qui a imposé sa vision au Royaume saoudien. Continuer de lire « L’Arabie Saoudite selon MBS »

Cartographier la politique étrangère américaine avec Henry Kissinger

« Les morts gouvernent les vivants » écrit Auguste Comte, et Henry Kissinger se charge à juste titre de nous le rappeler. A l’heure du crépuscule du système international uni-multipolaire (1) , un retour historique sur la politique étrangère américaine s’impose, non pas pour en tirer mécaniquement les évolutions futures, mais pour comprendre les racines intellectuelles des choix passés, pour mieux circonscrire les ré-interprétations futures de l’exceptionnalisme américain, déjà enclenchées par Donald Trump. Bien qu’imprévisible dans ses choix, d’un isolationnisme de campagne à un interventionnisme unilatéral (en Iran, au Venezuela), parfois même une synthèse des deux (guerre commerciale avec la Chine) le Président américain s’en tient à ce qu’il peut tirer du corpus culturel américain : n’est pensé, puis mis en œuvre, que ce qui est pensable. Continuer de lire « Cartographier la politique étrangère américaine avec Henry Kissinger »

Trump : un regain de climato-scepticisme aux États-Unis ?

« Le concept de réchauffement climatique a été créé par et pour les Chinois afin de rendre l’industrie américaine non-concurrentielle ». Voici un tweet de Donald Trump datant du 6 novembre 2012, jour de la réélection de l’ancien président des États-Unis Barack Obama, résumant sa pensée climato-sceptique : une combinaison de rejet par principe de toute réglementation qui pourrait ralentir la croissance des États-Unis et du dogme républicain qui refuse la science du climat comme un complot quasi-communiste contre les États-Unis. Continuer de lire « Trump : un regain de climato-scepticisme aux États-Unis ? »