SOMMET BIDEN-MOON : QUELLE PLACE POUR LA CORÉE DU SUD DANS L’AMÉRIQUE DE BIDEN ?

SOMMET BIDEN-MOON : QUELLE PLACE POUR LA CORÉE DU SUD DANS L’AMÉRIQUE DE BIDEN ?

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© Compte Facebook de Cheong Wa Dae (La Maison Bleue)

Le 21 mai dernier s’est tenu à Washington le sommet entre Joe Biden et l’actuel chef d’État de la République de Corée Moon Jae-In, l’occasion pour le nouveau Président des États-Unis de rencontrer l’un de ses homologues, le second après le Premier Ministre japonais Yoshihide Suga depuis son investiture en janvier dernier. L’organisation de ce sommet a suivi l’annonce par la nouvelle administration Biden de la complétion du rapport sur la politique étrangère envers la Corée du Nord. Après une entrevue de six heures à huis clos, les deux chefs d’État se sont exprimés lors d’une conférence de presse conjointe. Il y ont rappelé les liens historiques forts entre les deux nations, ainsi que leurs perspectives communes en matière de santé et d’environnement en cette période de crises sanitaire et climatique, mais également en matière de défense et de sécurité. Sur ces points, la question nord-coréenne et l’instabilité au sein de la région indo-pacifique ont été au centre des discussions. 

Moon-Biden : rencontre symbolique, alliance historique 

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Les Présidents Moon et Biden en compagnie du Colonel Ralph Puckett et sa famille 

© Compte Facebook de Cheong Wa Dae (La Maison Bleue)

Antérieurement au sommet bilatéral, le Président sud-coréen Moon Jae-In a été invité à participer à la cérémonie de remise d’une médaille d’honneur à un vétéran de la Guerre de Corée, le Colonel Ralph Puckett. Puckett avait combattu aux côtés de l’unité de forces spéciales « Eighth Army Ranger Company », notamment lors de la bataille Hill 205 contre une offensive de l’armée chinoise, qui avait marqué l’entrée du pays dans le conflit. La participation d’un chef d’État étranger à une cérémonie militaire de ce genre constitue une première dans l’histoire des États-Unis, soulignant ainsi l’importance de l’alliance avec la Corée du Sud pour Biden et le symbole profond de la venue du Président Moon à Washington. L’importance de cette alliance a été accentuée à de nombreuses reprises, notamment dans le communiqué conjoint, cette dernière reposant sur l’histoire du « sacrifice commun », mais aussi sur les « valeurs démocratiques » et la « promotion des droits de l’Homme aux États-Unis et en Corée du Sud comme à l’étranger ». 

États-Unis – Corée du Sud : des alliés dans la Défense

La question de l’alliance historique entre les deux nations est intrinsèque à la question militaire. Si les États-Unis ont combattu aux côtés de la Corée du Sud lors du conflit de 1950-1953, ils comptent encore à ce jour un nombre important d’hommes déployés sur place, notamment dans la DMZ (zone démilitarisée située à la frontière avec la Corée du Nord), dans le cadre du Traité de Défense Commune, en vigueur depuis la fin de la guerre. Ce traité avait été fortement remis en cause par Donald Trump au cours de son mandat, ce dernier accusant le Sud de ne pas payer la totalité du coût de la présence des troupes américaines sur leur sol et entachant ainsi les relations avec l’allié coréen. Le sommet du 21 mai a par conséquent été l’occasion pour le Président Biden d’établir une réelle rupture avec son prédécesseur. En effet à l’issue des discussions, les deux chefs d’État ont convenu du renouvellement de l’accord pour six ans, augmentant la part de la Corée du Sud dans le partage des dépenses pour le maintien des troupes de 13.6%, et élevant ainsi la contribution annuelle du pays à plus d’un milliard de dollars, environ un cinquième du coût total du dispositif.  

Au cours de leur déclaration commune, le Président Moon a également communiqué la cessation des directives révisées du contrôle des missiles qui avaient été à l’origine mises en place dans les années 1970, sous l’autorité des présidents Jimmy Carter et Park Chung-Hee. Ces directives avaient pour objectif de limiter les capacités des missiles balistiques coréens à une portée de 180 km et une capacité d’emport de 500kg. Elles avaient depuis subi plusieurs révisions, notamment en 2001 à la suite de l’entrée de la Corée du Sud au régime de contrôle de la technologie des missiles (MTCR), augmentant la portée maximale autorisée à 300 km. Sous l’administration Trump, les restrictions ont été graduellement assouplies, permettant ainsi la construction du missile Hyunmoo-4, d’une portée de 800 km et d’une capacité d’emport de 2 tonnes. Par ailleurs, depuis l’été 2020, la Corée du Sud détient la capacité de développer et de produire des moteurs-fusées à propergol solide. Au sein du paysage politique sud-coréen, cette annonce unilatérale du Président Moon est un réel succès. Pour les conservateurs, elle ouvre le chemin à une stratégie de dissuasion solide face au voisin nord-coréen. Pour les progressistes, elle constitue une avancée importante des notions de souveraineté et d’autonomie nationales en matière de défense pour le pays. Cette victoire de Moon est d’autant plus cruciale qu’elle s’approche des élections présidentielles sud-coréennes qui auront lieu au début de l’année 2022. Les États-Unis, quant à eux, y voient surtout l’opportunité  de garantir à l’avenir un outil de dissuasion solide dans la région indo-pacifique. 

Le voisin du Nord, axe principal du sommet 

La question nord-coréenne et l’avenir de la péninsule ont indéniablement constitué la pierre angulaire de cette rencontre. Les deux nations ont une fois de plus affirmé, dans leur déclaration conjointe, leurs aspirations communes quant à la dénucléarisation complète du territoire et à l’instauration de la paix sur la péninsule. Les homologues ont qualifié leur approche de « calibrée et concrète » et ont assuré qu’elle reposerait sur les fondations des précédents accords de Panmunjom et du sommet de Singapour en 2018, accords qui laissaient augurer un avenir plutôt prometteur tant aux relations inter-coréennes qu’aux relations entre les États-Unis et le régime de Kim Jong-Un. Cependant les relations avec la Corée du Nord, tant du côté américain que sud-coréen, n’ont pas beaucoup évolué depuis, voire se sont envenimées, notamment au cours de l’été 2020. Si les objectifs à long terme restent communs aux deux alliés (dénucléarisation, paix), c’est dans les stratégies envisagées que s’est logée la pomme de discorde : alors que le Président Moon tend à prôner la mise en place d’une coexistence pacifique conditionnée par d’importants compromis (vivre avec l’éventuelle menace nucléaire), l’administration Biden a bel et bien insisté sur une approche stricte qui mènera de manière indiscutable à une dénucléarisation totale. La déclaration commune n’a toutefois pas laissé paraître ces désaccords, l’accent ayant plutôt été posé sur la promesse que le dialogue et la diplomatie constitueront les outils principaux des négociations tripartites. C’est notamment par ces deux derniers points que Biden a tenté une fois de plus de se démarquer de son prédécesseur direct. 

Un dialogue avec les États-Unis ou son voisin du Sud n’est cependant pas dans l’intérêt du régime de Kim Jong-Un à ce jour. Alors que les relations inter-coréennes s’étaient déjà dégradées en juin 2020 après la destruction du Bureau de liaison par le Nord, la cessation des directives révisées sur le contrôle des missiles balistiques en Corée du Sud n’a fait qu’aggraver la situation. Selon un communiqué attribué à Kim Myong-Chol, un « critique des affaires internationales », dans le but de ne pas relier ces paroles à une déclaration officielle du gouvernement nord-coréen, la décision de supprimer ces directives serait un « appel à la montée des tensions intercoréennes » et à la mise en place d’une « course à l’armement » entre les deux voisins. Cette décision du Président Biden serait selon lui symptomatique d’une politique américaine « hostile » et « fallacieuse » envers la Corée du Nord. Les États-Unis appliqueraient un « double traitement honteux » en donnant le feu vert au Sud pour fabriquer des armes d’une portée s’étendant jusqu’à bien au delà de la péninsule, tout en renforçant les sanctions énoncées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies faisant suite au développement nucléaire du Nord. L’autorisation accordée à la Corée du Sud de développer seule ses capacités de défense justifierait ainsi l’accroissement militaire nord-coréen. 

Prenant en compte la fragilité des relations intercoréennes actuelles, l’administration Biden a profité de ce sommet pour annoncer la nomination du nouvel envoyé spécial américain en Corée du Nord, Sung Kim. Ce dernier, diplomate de carrière et actuel ambassadeur des États-Unis en Indonésie, est apparu aux yeux du Président Biden comme le plus apte à gérer la question nord-coréenne. Il fut ambassadeur des États-Unis à Séoul de 2011 à 2014 et participa au Pourparlers à six. Son rôle dans le dialogue tripartite ne dépendra cependant que de la volonté du régime de Kim Jong-Un à revenir à la table des négociations, le Président Biden estimant que la balle est désormais « dans le camp du Nord ». Quant à l’envoyé spécial chargé des droits de l’Homme, dont la place est vacante depuis 2017, les deux alliés ont décidé de ne pas y faire allusion. Cette responsabilité reste toutefois requise par le Congrès américain et semble essentielle pour deux nations qui « partagent la vision d’une région gouvernée par les normes démocratiques, les droits de l’Homme et l’État de droit ».

Le Japon et la Corée du Sud, alliés clés de l’Amérique de Biden

La venue du président sud-coréen Moon Jae-in à Washington, seulement quelques mois après son homologue japonais le Premier Ministre Yoshihide Suga, n’est pas une coïncidence mais constitue bel et bien un élément des ambitions stratégiques de Biden dans la région indo-pacifique. En effet, cette alliance trilatérale semble être au cœur de la politique étrangère américaine sous la nouvelle administration, préoccupée par la montée fulgurante de la Chine et par l’instabilité grandissante dans l’Indo-Pacifique. Le Japon et la Corée du Sud constituent pour les États-Unis des alliés essentiels, tant dans la promotion des valeurs démocratiques communes dans la région, l’établissement d’un commerce réglementé, le respect du droit international et la liberté de navigation dans la Mer de Chine Méridionale, que dans la garantie de la paix et de la stabilité dans le Détroit de Taïwan. Néanmoins, l’établissement de ces différentes coopérations ne semblent pas être une mince affaire. Les dysfonctionnements entre le Japon et la Corée du Sud sont « pires que jamais » selon Daniel C. Sneider, professeur d’études sur l’Asie de l’Est à Stanford. Ces tensions sont fondées sur de nombreuses questions historiques non résolues et sur des problèmes territoriaux économiques majeurs qui ne cessent de nourrir un manque de respect et de confiance entre les deux nations qui refusent de faire face à leur lourd passé. Reste à savoir si les États-Unis parviendront à jouer le rôle de médiateur tant que leurs intérêts seront en jeu. Le refus de la Corée du Sud d’adhérer aux forces du QUAD (Dialogue quadrilatéral pour la sécurité) et de prendre position militairement contre la Chine tend à compromettre la puissance stratégique des États-Unis face au géant chinois dans la région. En effet, tourner le dos à la Chine représenterait un risque bien trop important pour la Corée du Sud. La nouvelle superpuissance reste son premier partenaire économique et la relation spéciale de cette dernière avec la Corée du Nord pourrait constituer un avantage certain dans les négociations inter-coréennes. Le caractère ambivalent des relations bilatérales entre la Corée du Sud et les deux puissances chinoise et américaine reste pour l’instant inévitable. Le chemin est donc encore long pour Biden s’il souhaite remettre ces alliances au centre de l’échiquier mondial. Ce sommet reste cependant une première étape indispensable. 

Le sommet Moon-Biden : confirmation d’une alliance tacite face à la Chine

Si la déclaration commune des deux présidents ne fait pas de mention explicite de la Chine, elle la prend néanmoins pour cible à de multiples reprises, notamment par le biais de symboles. D’abord, les alliés ont affirmé la puissance de leur coopération dans un autre temps, symbolisée par la remise de la Médaille d’Honneur au Colonel Puckett, véritable « héros de guerre » qui incarne la victoire des alliés américano-coréens sur le Nord et la Chine lors du conflit de 1950. À présent, c’est au travers de leur « promotion des valeurs démocratiques, des droits de l’Homme et de l’État de droit » et la garantie d’une liberté de navigation conforme au droit international dans la région indo-pacifique que les alliés parviennent à consolider leur coordination face à l’expansionnisme chinois et ses conséquences sur la sécurité internationale. Beaucoup de « clins d’oeil » sont envoyés à la République Populaire sans pour autant amorcer de quelconque offensive. Seulement, si la Chine est restée prudente dans sa réaction, elle a averti la communauté internationale que les problèmes concernant Taïwan ne constituaient pas un objet de discussion puisque qu’ils relèvent des affaires internes au pays. Elle a de plus ajouté qu’elle estimait que les deux chefs d’État ne faisaient que « jouer avec le feu ». 

L’alliance au-delà des questions de défense 

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© Compte Facebook de Cheong Wa Dae (La Maison Bleue)

Si la question chinoise et la menace nord-coréenne demeurent au centre des préoccupations dans la politique étrangère de Biden, la rencontre entre les deux dirigeants a aussi constitué l’occasion pour les deux nations d’étendre leur coopération à de nouveaux champs d’influence. D’abord, les États-Unis et la République de Corée ont réaffirmé vouloir mener le pas dans l’action collective face au changement climatique. Ils ont pour cela annoncé leur objectif principal de réduire à zéro les émissions de gaz à effet de serre pour 2050, parallèlement à une « relance verte » globale, à la limitation de l’augmentation globale de la température à 1.5 degré et à la fin de tout financement public visant les centrales au charbon. La coopération américano-coréenne a également pris un nouveau tournant en matière de santé, suivant l’annonce par le Président Biden du « ROK-US Global Vaccine Partnership » qui vise notamment à renforcer la manufacture et la distribution de vaccins contre la COVID-19 à l’échelle mondiale. Dans ce cadre, Washington a fait la promesse qu’ils fourniront des vaccins à environ 550 000 membres du personnel des forces armées sud-coréennes, la plupart entrant en contact direct avec les troupes américaines repliées sur le territoire. Les deux nations ont également exprimé leur souhait d’étendre cette collaboration aux domaines scientifiques et technologiques. La Corée du Sud aurait prévu d’investir près de 40 milliards de dollars dans des technologies d’innovation telles que l’intelligence artificielle, la 5G et la 6G, mais aussi dans la fabrication de batteries de véhicules électriques et de semi-conducteurs ou encore dans le développement des chaînes d’approvisionnement. Cette décision de renforcement des relations économiques bilatérales entre la Corée et les États-Unis découle vraisemblablement de l’ambition commune de réduire leur dépendance à la Chine en particulier en terme de technologies de pointe. Enfin l’adhérence aux Accords Artemis par le Président Moon marque l’entrée de la Corée du Sud sur la scène de la conquête spatiale. Les deux alliés ont profité de la venue du dirigeant sud-coréen à Washington pour signer le « Civil and Global Navigation Satellite Systems Cooperation », étendant leur collaboration au-delà même des frontières terrestres. Cette ouverture à l’exploration spatiale est l’occasion pour les Sud-coréens d’optimiser leur stratégie de défense nationale, notamment via un système de satellites qui permettrait une surveillance permanente de leur voisin du nord. 

Moon-Biden, en phase pour l’avenir ?

Le sommet du 21 mai a d’abord permis aux deux chefs d’État d’étendre leur coopération à de nouvelles sphères d’influence, dans un contexte où la pandémie de COVID-19 sévit encore de manière considérable et où les conditions climatiques s’aggravent à vitesse grand V. Mais il a surtout été l’occasion pour les deux puissances de clarifier leurs positions quant aux enjeux géopolitiques majeurs actuels. Ainsi, bien qu’en proie à des différends stratégiques, cette rencontre a toutefois permis aux États-Unis et à la Corée du Sud d’entamer un processus d’action commune dans la région indo-pacifique et de consolider leurs intérêts convergents à une dénucléarisation totale de la péninsule coréenne. De plus, si la Chine n’a été qu’implicitement évoquée, il est certain que son influence croissante rythmera à l’avenir les relations américano-coréennes. Derrière les enjeux internationaux de la rencontre, se tenaient des défis de politique interne. D’un côté, c’était l’occasion pour le Président Biden de rompre avec l’approche de la précédente administration. De l’autre, il reste très peu de temps au Président Moon et à son gouvernement pour démontrer leurs capacités à maintenir le dialogue avec la Corée du Nord avant les élections présidentielles de 2022. Reste à savoir quelle attitude adoptera le « Leader Suprême » à l’issue du sommet. 

Luhane CALLES CALLIONI

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1 Comment

  1. Je pense que l’auteur montre bien le destin d’une nation qui, par sa position géographique, doit pratiquer une diplomatie subtile et prudente dans ses relations avec la Chine et les Etats-Unis. Il est intéressant de voir comment les sud-Coréens réussissent, en profitant de la stratégie d’endiguement de Biden contre la Chine, à récupérer des USA leur souveraineté sur la portée des missiles. Très bon article.

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