François : pape et diplomate

En 2014, Barack Obama et Raul Castro officialisent le rapprochement historique entre leur deux pays et en profitent pour remercier le pape François pour sa médiation cruciale. L’année suivante, en pleine campagne présidentielle, le désormais président des Philippines Rodrigo Duterte, a qualifié le souverain pontife de « fils de pute » pour avoir créé des bouchons lors d’une visite. Enfin, en 2017, le pape François, déjà lauréat du prix Charlemagne qui récompense « la contribution la plus précieuse pour l’entente en Europe » [1], réunit dans la chapelle Sixtine les chefs d’État de toute l’Union Européenne à l’occasion du soixantième anniversaire du traité de Rome. Trois années, trois problématiques et trois espaces différents mais pourtant un point commun : le pape François apparaît ici davantage comme un chef d’État rompu à la pratique diplomatique que comme un guide spirituel. Continuer de lire « François : pape et diplomate »

Liban : naufrage importé d’une nation multiconfessionnelle ?

Ces dernières années, le monde a connu une instabilité générale des régimes politiques. Les deux grandes catégories de régimes, que sont les régimes démocratiques et autoritaires, semblent être concernées par un dysfonctionnement de gouvernance. Le régime politique se définit à la fois par une notion théorique officielle (démocratie parlementaire, monarchie, ou autre) et par la pratique réelle, dont le vécu par la population diffère de sa définition officielle. Ainsi, les États démocratiques sont pour partie de plus en plus contestés, que ce soit par rapport au manque de représentation effective, à la croissance du taux d’abstention, au manque de confiance dans la classe politique ou par rapport aux classes dirigeantes.  Quid du système si particulier et unique d’un pays comme le Liban ?
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Les espoirs perdus des Printemps arabes

En 2011, le monde entier regardait avec attention la révolte populaire qui naissait en Tunisie et embrasait tout le Maghreb et le Moyen-Orient. Ces foyers d’autocraties semblaient enfin rompre avec leurs vieux démons et s’ouvrir à plus de liberté et de démocratie. Plus de 9 ans après l’immolation du vendeur ambulant Mohammed Bouazizi, qui a signé le début des Printemps arabes, ces belles promesses se sont envolées.  

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L’échec d’une médiation internationale dans la résolution des Printemps arabes. Le cas de la Syrie (II/III)

Le 15 mars 2018, la Syrie est entrée dans sa huitième année de guerre civile, celle-ci ayant débuté le 15 mars 2011, prenant corps dans les mouvements de révolte qui se généralisent dans le monde arabe sous le nom de « Printemps arabes » . En sept ans, le conflit avait déjà fait plus de 353 000 victimes. Dès 2012, les conférences de la paix à Genève organisées sous l’égide des Nations Unies ont eu pour objectif de trouver une solution politique au conflit syrien. Après la première partie de l’analyse , Classe Internationale revient dans ce second volet sur la période qui s’étend de 2013 à 2016.  Continuer de lire « L’échec d’une médiation internationale dans la résolution des Printemps arabes. Le cas de la Syrie (II/III) »

L’échec d’une médiation internationale dans la résolution des Printemps arabes. Le cas de la Syrie (I/III)

Le 15 mars 2018, la Syrie est entrée dans sa huitième année de guerre civile, celle-ci ayant débuté le 15 mars 2011, prenant corps dans les mouvements de révolte qui se généralisent dans le monde arabe sous le nom de « Printemps arabes » . En sept ans, le conflit avait déjà fait plus de 353 000 victimes. Dès 2012, les conférences de la paix à Genève organisées sous l’égide des Nations Unies ont eu pour objectif de trouver une solution politique au conflit syrien. Continuer de lire « L’échec d’une médiation internationale dans la résolution des Printemps arabes. Le cas de la Syrie (I/III) »