Afghanistan : état des lieux, dynamiques, perspectives

Le 7 octobre 2001, les États-Unis, à la tête d’une coalition internationale, répliquent aux attentats du 11 septembre en lançant l’opération Enduring Freedom sur l’Afghanistan. L’objectif est de renverser l’émirat islamique des Talibans, accusé de complaisance voire d’alliance avec Al-Qaida, tout en menant une « croisade contre le terrorisme » [1] selon les mots de George W. Bush. Chassés du pouvoir en quelques semaines, les chefs talibans sont traqués, tandis que l’International Security Assistance Force (FIAS) tente de mener une transition politique. 
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L’Arabie Saoudite selon MBS

En octobre 2018, l’assassinat du journaliste saoudien dissident Jamal Khashoggi par les services de sécurité d’Arabie Saoudite a profondément heurté la communauté internationale et déclenché de vives critiques à l’égard du royaume de la Péninsule Arabique. Cette affaire a également mis en lumière le supposé commanditaire de l’assassinat : Mohammed ben Salmane, souvent appelée MBS, un homme qui a imposé sa vision au Royaume saoudien. Continuer de lire « L’Arabie Saoudite selon MBS »

Cartographier la politique étrangère américaine avec Henry Kissinger

« Les morts gouvernent les vivants » écrit Auguste Comte, et Henry Kissinger se charge à juste titre de nous le rappeler. A l’heure du crépuscule du système international uni-multipolaire (1) , un retour historique sur la politique étrangère américaine s’impose, non pas pour en tirer mécaniquement les évolutions futures, mais pour comprendre les racines intellectuelles des choix passés, pour mieux circonscrire les ré-interprétations futures de l’exceptionnalisme américain, déjà enclenchées par Donald Trump. Bien qu’imprévisible dans ses choix, d’un isolationnisme de campagne à un interventionnisme unilatéral (en Iran, au Venezuela), parfois même une synthèse des deux (guerre commerciale avec la Chine) le Président américain s’en tient à ce qu’il peut tirer du corpus culturel américain : n’est pensé, puis mis en œuvre, que ce qui est pensable. Continuer de lire « Cartographier la politique étrangère américaine avec Henry Kissinger »

La politique du Vatican en Amérique latine et l’action du Pape François

Le mois dernier, le Pape François se rendait à Panama pour célébrer aux côtés de nombreux jeunes les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) (1). Un événement qui permet de s’intéresser à l’influence du Vatican sur le continent latino-américain et notamment au rôle qu’y joue le Pape. L’Amérique latine est considérée comme le continent le plus catholique au monde, mais depuis plusieurs années l’influence de l’Église catholique traverse une crise durable dans cette région, notamment auprès des populations. Depuis l’arrivée des colons en 1492, l’Église a toujours eu une place très importante sur le continent, notamment au travers de nombreuses missions d’évangélisation. En revanche, depuis plusieurs décennies le monopole de la religion catholique est remis en question par l’émergence de nouveaux courants religieux, en particulier les évangélistes qui rassemblent de plus en plus de fidèles. Face aussi à un processus de sécularisation de la société et à des faits sociaux de plus en plus répandus, sur lesquels l’Église est parfois jugée trop conservatrice, on remarque un réel recul de la foi catholique dans la région. En 2013, l’élection du premier Pape latino-américain, le Pape François, a initié un nouvel élan pour la politique du Vatican en Amérique latine et a offert de nouvelles perspectives pour le rôle de l’Église dans la région. Continuer de lire « La politique du Vatican en Amérique latine et l’action du Pape François »