Exécutions extra-judiciaires en Colombie : un phénomène généralisé ?

Le 15 novembre 2018, la conférence Colombie : Crimes d’État entre Guerre et Paix s’est tenue au secrétariat d’Amnesty International à Paris.  L’intervenant principal était Omar Rojas, ancien militaire colombien, désormais sociologue et universitaire. La conférence a été  introduite par Lucas Respeto, philosophe et avocat. Lors de cette conférence, Omar Rojas présentait son livre, Exécutions extrajudiciaires en Colombie, 2002-2010  paru en 2018.

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Cent ans plus tard, portraits de femmes au cœur de la révolution russe

Alexandra Mikhaïlovna Kollontaï

Alexandra Kollontaï (Александра Михайловна Коллонтай) est la première femme à avoir obtenu le titre de ministre et de diplomate dans l’histoire. Elle naît en 1872 à Saint-Pétersbourg dans une famille aristocratique, fille du général Michel Domoutovitch. Adhérente aux idées socialistes dès sa jeunesse, son père la marie de force avec le colonel Kollontaï pour l’écarter des idées révolutionnaires. Loin de la faire rentrer dans le moule prescrit aux jeunes femmes de son milieu, ce mariage forcé ne fait que renforcer ses envies d’indépendance. Elle quitte donc son mari et la Russie pour l’université de Zurich, les femmes n’étant pas autorisées à faire des études supérieures en Russie à cette époque. D’origine carélienne (1), elle a une attirance naturelle pour la culture et la langue finlandaise, et ne se prive pas d’émettre des critiques à l’encontre de la politique tsariste en Finlande. Ces déclarations lui vaudront l’exil alors qu’elle rentre en Russie, surveillée de près par l’Okhrana, le service de la police politique impériale. Continuer de lire « Cent ans plus tard, portraits de femmes au cœur de la révolution russe »

Vie et mort d’un État, retour sur la disparition pacifique de la Tchécoslovaquie (III)

Classe Internationale a décidé de se pencher sur un épisode pacifique de dissolution étatique, celui de la Tchécoslovaquie. Après être revenu sur les trajectoires historiques des peuples Tchèques et Slovaques et avoir présenté les inégalités politiques et économiques de l’état commun, ce troisième article revient sur les années qui suivirent la chute du Parti communiste tchécoslovaque. Le pays était-il doté des moyens suffisants pour faire face aux défis de la transition politique et économique?

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Vie et mort d’un État, retour sur la disparition pacifique de la Tchécoslovaquie (II)

Classe Internationale a décidé de se pencher sur un épisode pacifique de dissolution étatique, celui de la Tchécoslovaquie. Deuxième article d’une série qui souhaite étudier les différentes composantes du « divorce de velours », celui-ci s’intéresse aux inégalités politiques et économiques qui ont marqué la vie du pays. Premier article disponible : Considérations historiques derrière la fondation de l’État tchécoslovaque  Le 1er janvier 1993 a … Continuer de lire Vie et mort d’un État, retour sur la disparition pacifique de la Tchécoslovaquie (II)

Damas, 1947 : la naissance du parti Baath

Le parti Baath, qui signifie littéralement « renaissance », « résurgence » ou « résurrection », fut officiellement fondé lors du congrès constitutif qui s’est tenu à Damas entre le 4 et le 7 avril 1947. Rejetant les modèles occidentaux et traditionnels, ce parti vise à donner une consistance doctrinale et pratique au nationalisme arabe, tout en restaurant la souveraineté arabe. C’est en 1939 qu’est … Continuer de lire Damas, 1947 : la naissance du parti Baath