Le dernier sommet du forum sur la coopération sino-africaine, quelles promesses?

Après le Sommet du Forum on China-Africa Cooperation (FOCAC) de septembre 2018, où en est la politique « d’aides » chinoise en Afrique ? Lors des visites du ministre des affaires étrangères de la république populaire de Chine, Wang Yi, du 12 au 16 janvier 2018, au Rwanda, en Angola, au Gabon puis à Sao Tomé et Principe, celui-ci a exprimé la volonté de son … Continuer de lire Le dernier sommet du forum sur la coopération sino-africaine, quelles promesses?

Le système politique chinois, un nouvel équilibre autoritaire. Jean-Pierre Cabestan

 

Le système politique chinois, publié en 2014, est un ouvrage de science politique écrit par Jean-Pierre Cabestan, sinologue, professeur et directeur du département de science politique de l’université baptiste de Hong-Kong, chercheur associé à l’Asia Centre de Paris et directeur de recherche au CNRS. Ce livre réalise une synthèse sur le système politique chinois et émet plusieurs hypothèses sur son articulation avec la société. La première postule que les transformations économiques et sociales de la Chine ont progressivement corrompu son système politique. La seconde est que le système politique chinois actuel peut être défini selon la catégorie déterminée par Samuel Huntington d’« Etat de parti unique établi » dans lequel le Parti Communiste Chinois (PCC) est parvenu à mettre en place un « nouvel équilibre autoritaire ». A partir de l’analyse de ce nouvel équilibre autoritaire, JP Cabestan formule l’hypothèse d’un « continuum dégradé », c’est-à-dire l’hypothèse d’une continuité entre Etat et Société qui est de plus en plus friable car mouvante et contestée selon différents types de relations entre pouvoir, pouvoir et société, structures et rapports sociaux. Continuer de lire « Le système politique chinois, un nouvel équilibre autoritaire. Jean-Pierre Cabestan »

Liens intimes entre le Parti et l’Armée en Chine

   La réforme de l’Armée populaire de libération en décembre 2015 a vu la réaffirmation par le président Xi Jinping de la primauté du Parti sur l’Armée et la réorganisation du commandement de l’Armée populaire de libération (APL). Cette réforme a pu être imposée grâce au travail de sape et de terreur de la campagne anti-corruption de 2012, qui a permis au président Xi d’éliminer ses opposants et de placer ses soutiens à des postes clés. La rigueur idéologique redevient un élément central au sein des forces armées. Désormais, tous les échelons de la hiérarchie sont contrôlés par les commissions de discipline, alors que le Président Xi a déclaré à l’occasion du XIXème Congrès du Parti, en octobre 2017, que la campagne anti-corruption était à la fois « permanente et totale ».

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Gazprom au coeur de la puissance russe

     En 1965, a été créé le ministère soviétique de l’industrie gazière, chargé de la prospection, de l’extraction, du transport et de la distribution du gaz naturel. A la chute du bloc soviétique, ce ministère s’est transformé en Gazprom, une société d’Etat par actions. Depuis l’arrivée de Vladimir Poutine, l’Etat n’a cessé de renforcer son emprise sur Gazprom afin d’en faire un outil politique. Avec l’Etat comme actionnaire principal, Gazprom est devenu une donnée essentielle dans la construction de la politique intérieure et extérieure de la Russie. Détentrice d’environ 16.8% des réserves de gaz mondial, cette dernière gère ses ressources telle une “Gazocratie”, un système dépendant de ses ressources gazières. D’un côté elle utilise son emprise sur les énergies pour exercer des pressions sur ses clients et d’un autre, elle dégage des revenus immenses, essentiels à la stabilité économique et sociale de la société russe. Il s’agit en réalité d’un système paradoxal du fait des logiques économiques et politiques contradictoires qui coexistent au sein de la société Gazprom. Cette coexistence témoigne de la promiscuité entre la géopolitique de Gazprom et la géopolitique de la Russie.
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La Chine et la question nord-coréenne

« Sans lèvres les dents ont froid », cette expression a longtemps permis de décrire les liens fraternels unissant la Chine et la Corée du Nord. Un froid s’est malgré tout infiltré dans les relations entre les deux « pays frères », notamment depuis l’adoption de sanctions au Conseil de Sécurité de l’ONU. Voici quelques éléments de réponse pour comprendre les enjeux liés à la problématique nord-coréenne. Continuer de lire La Chine et la question nord-coréenne