La voix comme une arme ? Au Sénégal, le mouvement “Y’en a marre” donne le tempo

Ils sont bien vieux ces adages: “préférer la plume à l’épée”, “faire de la voix du poète une lumière qui guide”, “substituer les mots à la violence”… pourtant toujours d’actualité. Aujourd’hui il n’est plus rare d’entendre des chanteurs donner de leur voix pour une cause humanitaire, sociale, voire politique. Cette année on fête d’ailleurs les 30 ans de l’un des plus gros succès de la chanson caritative, « We are the World »  écrite par Michael Jackson et Lionel Richie sous le nom du groupe américain USA for Africa. Par ce biais, ces artistes entendaient collecter des fonds pour lutter contre la famine qui sévissait alors en Éthiopie. Ce type de chansons, qui peuvent être dites « humanitaires », inspire parfois quelques universitaires dans leurs recherches, à l’image de Luis Velasco Pufleau, auteur  d’un article intitulé « Chansons humanitaires, dépolitisation des conflits et moralisation des relations internationales à la fin de la Guerre froide (1) ».

La musique comme acteur des relations internationales : une idée tout à fait envisageable, peut-être trop peu envisagée. Pour l’illustrer, Classe Internationale a choisi de revenir cette semaine sur la mobilisation (musicale) d’un groupe de jeunes artistes et journalistes Sénégalais, YEAM, acronyme de l’expression « y’en a marre » qui depuis 2011 tente par les mots et la musique de secouer toute une génération.

y'en a marre

La genèse du y’en a marrisme (2) en musique

« Le poète en des jours impies
Vient préparer des jours meilleurs.
ll est l’homme des utopies,
Les pieds ici, les yeux ailleurs.
C’est lui qui sur toutes les têtes,
En tout temps, pareil aux prophètes,
Dans sa main, où tout peut tenir,
Doit, qu’on l’insulte ou qu’on le loue,
Comme une torche qu’il secoue,
Faire flamboyer l’avenir ! »

Victor Hugo, “La Fonction du poète”, Les rayons et les ombres

Pour revenir sur l’histoire du mouvement, rien ne vaut le récit de genèse slamé par Simon, l’un des membres fondateurs du collectif :

« Frère le pays a besoin de ses fils, dignes, clean. [] Les politiques ont échoué. [] On est l’avenir donc l’espoir fait sortir de sa tanière. Pour dire vrai aucune idée de ce qui nous attendait y’avait juste cette voix interne en sourdine qu’on entendait. Le train de l’histoire est à quai, allez-y, montez.

18 janvier 2011, Place du Souvenir (3), notre première sortie, une conférence de presse interdite par un système tenu [par] de[s] flics assortis. Déterminés à faire savoir aux Wadistes (4) que la rue avait décidé de s’emparer du pouvoir. [] La presse commence à s’intéresser au phénomène « Y’en a Marre », bafouant les règles, ralliant les peuples car même le bon Dieu et ses anges en avaient marre.

19 mars 2011 (5), première épreuve : le mouvement décide de reprendre à César ce qui appartient au peuple. [] Y’en a marre de rester vingt heures sur vingt-quatre sans électricité ; y’en a marre des grèves qui pénalisent notre système éducatif de l’élémentaire à l’université; je suis agriculteur, []  je n’arrive toujours pas à écouler mes marchandises ; marre de moi-même fataliste qui reste bouche bée, sans bouger le petit doigt face à un système qui a fini par bafouer nos lois, confisquer nos droits; marre de cette guerre en Casamance (6), à quand la délivrance ? ; marre de la corruption, de l’impunité, d’une justice au service d’un seul et unique parti et de sa coalition, y’en a marre qu’on tripatouille ma Constitution. Voici les messages qui ont séduit le peuple sénégalais. Une nouvelle prise de conscience collective destinée au NTS (Nouveau Type de Sénégalais). [] Un message de jeunes qui parle aux jeunes, touche les plus réticents d’entre eux jusqu’au plus profond de leurs âmes. Des milliers d’entre eux se bousculent devant les postes de polices réclamant leur carte d’électeur. []

Le 22 juin, les politiques contraints par l’acte héroïque d’un député du peuple, Cheick Bamba Dieye, se retrouvent dans une salle pour lutter contre cette fameuse loi « le ticket présidentiel (7) » []

23 juin, étudiants, marchands ambulants, bureaucrates, toutes les couches sociales devant les grilles de l’Assemblée, « Y’en a Marre » fédérateur a su tous les rassembler. Ensemble d’une seule et unique voix on s’écria « cette loi ne passera pas ». Wade sous la pression recule face à la colère de tout un peuple. []. On maintient les manifestations, déterminés malgré le nombre de morts, qui atteint la dizaine. Wade refuse de retirer sa candidature, prend le peuple en otage et le malmène. []

Un Conseil constitutionnel corrompu permet à Wade de participer aux élections. On sécurise les lieux de vote, déjouant des centaines de fraudes, des tentatives de corruption, 397 esprits « Y’en a Marre » éparpillés à l’échelle nationale resserrent l’étau autour de Wade et de sa coalition. Un seul mot d’ordre : votez pour qui vous voulez, mais ignorez le bulletin jaune et bleu. [] »

Se mobiliser et voter : l’appel du collectif de rappeurs

Ce slam (8), datant d’août 2012, nous permet de comprendre les motivations initiales du mouvement. A l’origine, il s’agit bien d’un mouvement politique et  social, fédéré autour de l’idée que les citoyens ne peuvent plus pâtir des coupures d’électricité à répétition, des mauvaises conditions d’hygiène et d’accès à l’eau. Fadel Barro, l’un des fondateurs, journaliste de formation, dit que la nuit de la création du mouvement, tous parlaient « des nuits passées dans le noir et des journées de travail perdues, des enfants qui rendent l’âme dans les hôpitaux, dans les salles d’opération, des cadavres qui se décomposent dans les morgues à cause des coupures d’électricité ».

Avec les rappeurs du crew Keur-Gui mais aussi Simon, 5ieme Underground, Xuman et le journaliste Aliou Sané, Fadel Barro veut mobiliser les jeunes (ils représentent près de 60% de la population sénégalaise) pour qu’ils prennent en main les rênes du pouvoir, promouvoir le civisme et lutter contre une forme d’attentisme politique qui laisse libre cours à la corruption. Comme le dit le collectif : « Il n’y a pas de destin forclos, il n’y a que des responsabilités désertées ». Ce sont sur ces idées que se joue toute la mobilisation du printemps et de l’été 2011, lorsque le collectif appelle les jeunes et moins jeunes à réclamer leurs cartes d’électeurs. Cette campagne ils l’appellent l’electo-rap. Ainsi, 357 000 nouveaux électeurs se font inscrire sur les listes électorales suite à cette mobilisation, et pourront de ce fait participer aux élections présidentielles de 2012.

La mobilisation de juin 2011 fédère le mouvement et le fait éclater au grand jour. Le collectif s’oppose de front au Président Abdulaye Wade (9) qui tente de briguer un troisième mandat présidentiel, en modifiant la Constitution. A 86 ans Abdulaye Wade veut signer pour un nouveau mandat, on le soupçonne en plus de préparer sa succession. En effet, son fils Karim accumule déjà les statuts de ministre d’État, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Énergie et la voie vers la présidence, à la suite de son père, semble lui être toute tracée. Sit-in et manifestations (pacifiques) regroupent les anti-wadistes, notamment lors d’un grand rassemblement devant l’Assemblée durant lequel forces de police et manifestants se confrontent. Trois membres du collectif sont arrêtés.

En janvier 2012, le collectif met en ligne un clip vidéo illustrant la mobilisation du 23 juin 2011 sur sa chaîne Youtube. Il reprend le titre « Faut pas forcer/ Faux! pas forcé », hymne d’opposition au président Wade, dans lequel le collectif discrédite l’homme politique et appelle à ne pas le soutenir.

Cette chanson met en scène le rassemblement de toute la population sénégalaise, jeunes hommes et femmes, ainsi qu’une femme plus âgée qui semble incarner la figure maternelle, renforçant l’idée d’un mouvement qui se veut universel. La musique se fait le vecteur d’une contestation politique forte et nécessaire pour déstabiliser le pouvoir en place. Sans aller jusqu’à affirmer que le collectif a permis de faire chuter Wade et sa coalition en avril 2012, on ne peut pas nier que cette mobilisation historique de la jeunesse sénégalaise a joué un rôle clé en faveur d’un regain démocratique, qui a entraîné, lui, la chute d’une monarchie naissante.  Macky Sall, « la voie véritable du développement » selon son slogan, remporte le second tour, le 25 mars 2012, face au président sortant (avec 65,80 % des voix, contre 34,20 %).

Des centres de réinsertion à la crise humanitaire, toujours en chanson

« La victoire sur Abdoulaye Wade est un défi relevé, mais ne peut pas être une finalité. Il est parti, mais les raisons d’indignation sont toujours là. » Fadel Barro

Depuis ce grand combat, le collectif s’est recentré autour d’enjeux locaux. Ils se disent à l’écoute des citoyens, leur porte leur est toujours ouverte. De plus, grâce à la forte médiatisation dont ils ont bénéficié lors des élections présidentielles de 2012, plusieurs ONG les aident financièrement – ce que leur envient d’autres associations plus anciennes. C’est notamment aux Parcelles assainies, dans la banlieue de Dakar, que le mouvement ancre son action. Chaque mardi, chacun peut se rendre dans leur bureau : étudiants privés de bourse, ouvriers victimes de la délocalisation des emplois des opérateurs téléphoniques… Au siège du collectif dans la capitale, s’ajoutent 14 antennes dans le reste du pays, ce qui montre à la fois l’ambition du mouvement de s’implanter plus largement mais permet surtout de constater la réussite d’une telle entreprise.

Une des entreprises du collectif les plus connues est celle de Dox ak sa Gox (“marcher avec sa collectivité”). Il s’agit d’un « observatoire de la démocratie et de la bonne gouvernance ainsi qu’un mécanisme de contrôle et de participation citoyenne ». Ce petit film retrace la création de ce projet : cliquer ici.

A Guédiawaye, des rappeurs ont créé le centre hip-hop, en partie financé par l’Union européenne, dont l’objectif est de préparer la réinsertion de jeunes en difficulté. On les forme aux métiers de la scène mais aussi à d’autres professions comme jardinier. « Le hip­hop est né dans la rue, c’est un outil d’émancipation citoyenne qui redonne de l’espoir à des gosses pauvres qui ont quitté l’école trop tôt » dit Fou Malade.

«  Pire que palu, le sida, voici Ebola, on a beau l’éviter, le redouter finalement il est là », chante Xuman

En 2014, le collectif se réunit pour un nouveau morceau alors que sévit en Afrique de l’Ouest l’épidémie Ebola. On retrouve dans le clip (et dans le texte, du moins, dans les courts couplets en français) une volonté de sensibiliser les populations, dans la droite lignée du mouvement de responsabilisation qu’incarne YEAM. « Stop Ebola » est un morceau qui rassemble et traverse les frontières (l’épidémie a particulièrement touché le Liberia, le Sierra Leone, la Guinée, le Nigeria, le Mali). Images  « chocs » et conseils d’hygiène se côtoient pour mettre en garde et alerter les populations.   

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Capture d’écran du clip vidéo de Stop Ebola, dernier morceau posté par la chaîne officielle du collectif Y’en a Marre. On y voit répétés les gestes d’hygiène qui permettent d’endiguer, ou du moins, de limiter la propagation de l’épidémie. ce clip a donc un objectif pédagogique, qui suit les principes déjà développés par la collectif à l’image des clips montrant comment sécuriser sa carte d’électeur.

Même si l’accès à Internet reste très inégal dans cette région du monde, il a sans doute été, avec la radio, un moyen de communication important pour le collectif et un diffuseur non négligeable de leurs messages (52 000 vues pour le clip de « Stop Ebola, Sénegal », un des chiffres records par rapport aux ratios des autres vidéos postées par le compte YEAM officiel). Pour se donner une idée de l’accès internet en Afrique de l’Ouest, on peut s’appuyer sur les chiffres collectés par la Banque mondiale :

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On remarque que si le Sénégal avec le Nigéria reste un des pays d’Afrique de l’Ouest le plus connecté, le ratio n’est que de 18/100, bien en dessous de la moyenne mondiale qui s’élève à 41/100 en 2014, du ratio d’un pays d’Afrique du Nord comme le Maroc (57/100 en 2014), ou bien même de la France (84/100 en 2014).

Un mouvement qui s’exporte  

Le collectif originaire du Sénégal parviendrait-il à traverser les frontières ? La promotion des initiatives citoyennes, en tout cas, oui. Les rassemblements citoyens dans les pays africains se sont multipliés ces dernières années : “Balai citoyen” au Burkina Faso avec Smockey, “Filimbi” en République Démocratique du Congo (RDC) en sont les deux exemples les plus connus. De nouveaux guides de l’opinion sont en train de s’affirmer en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale faisant trembler les régimes en place. Les réseaux sociaux et la médiatisation de ces initiatives jouent en leur faveur.

Le journal Jeune Afrique procède à une typologie (non-exhaustive) de ces nouveaux « citoyens-leaders » africains :

-Smockey est un rappeur burkinabè membre du collectif Balai citoyen créé en 2013 au Burkina Faso. Le mouvement a oeuvré contre le projet de modification de la Constitution de Blaise Compaoré (président de la République de 1991 à 2014) (Pour en savoir plus : cliquer ici)

-Ali Idrissa fait partie des membres fondateurs de Croisade Niger, une organisation de défense des Droits de l’Homme et des principes démocratiques au Niger.

-En République Démocratique du Congo, Fred Bauma fait partie du collectif Filimbi (coup de sifflet en swahili). Le collectif milite contre le président Joseph Kabila qui brigue un troisième mandat présidentiel en 2016.

-Marc Ona Essangui au Gabon dirige l’ONG Brainforest. Il est aussi à l’origine du mouvement « Ca suffit comme ça » crée en 2011 avec la participation d’autres organisations non gouvernementales et syndicales. Ce mouvement défend le passage du mandat présidentiel de 7 à 5 ans (non renouvelable) et demande notamment plus de transparence dans le processus électoral.

Cependant, ces mouvances citoyennes ne sont pas forcément tolérées comme nous le montrent les événements récents en RDC. En mars 2015, certains membres du “Balai citoyen” et de YAEM, invités par le collectif congolais Filimbi à Kinshasa pour participer à des conférences sur la démocratie et le respect des règles constitutionnelles, ont été interpellés par les forces de police congolaises, puis soupçonnés d’intenter à la sûreté de l’État.

Selon le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende « la RDC n’est ni le Burkina Faso, ni le Sénégal. [] Nous ne permettrons pas que des frères africains viennent apprendre aux jeunes congolais la subversion [] Alors qu’officiellement, ils étaient venus pour l’échange d’expériences, en réalité, ces personnes arrêtées étaient à Kinshasa pour apprendre aux jeunes Kinois comment se confronter aux forces de l’ordre et mettre fin à un régime sans attendre les élections ».

Au même moment, l’éventualité d’un troisième mandat du président Joseph Kabila se pose. Le renforcement de Filimbi ne peut que faire craindre au gouvernement une mobilisation similaire connue quelques années plus tôt au Sénégal et au Burkina Faso… ce qui explique peut-être la remise en cause de la légalité du « Coup de sifflet » congolais suite à ces événements.

Et après ?

Depuis quatre ans, il semble que le collectif YEAM ait (r)éveillé les consciences, sensibilisé aux principes démocratiques, suscité des vocations voire sauvé des vies. D’après Sylvie Seck, citée dans un article de Presse et Cité, leur musique elle-même a quelque peu changé de visage, « le rap était considéré comme transgressif parce que c’était la parole des jeunes, qui avant, n’avaient pas le droit à la parole ».

Pour autant, les artistes à l’origine du mouvement ne cachent pas une certaine désillusion. Il reste encore beaucoup à faire. En juin 2015, le Sénégal fait à nouveau face à des coupures d’eau et de courant. Le collectif appelle le gouvernement à trouver une solution définitive à ces nuisances récurrentes…Retour à la case départ, à la situation dramatique décriée par YEAM à ses débuts.

D’autre part, le pessimisme rejaillit de la bouche des rappeurs, qui constatent que deux ans et demi après l’élection de Macky Sall, la situation a bien peu évolué. Dans leur nouvel album (octobre 2014), le groupe Keur-Gui chante « Diogoufi » (« rien n’a changé », en wolof), l’entourage du Président Macky Sall tolère avec sans doute une certaine amertume, et le groupe se voit vite dans l’obligation de se produire sans  sponsors.

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« Nothing to prove », un autre titre de l’album Encyclopédie rappelle les principes du collectif, le message est passé, le combat continue.

Maud Sampo

(1) Luis Velasco Pufleau « Chansons humanitaires, dépolitisation des conflits et moralisation des relations internationales à la fin de la Guerre froide » dans Relations Internationales, Musique et relations internationales – II, 2014, n°156, PUF.

(2) Fadel Barro, journaliste, coordonnateur du collectif parle d’une « philosophie d’action fondée sur une citoyenneté active et constructive, Par l’abnégation et la “positive attitude”, se positionner comme une sentinelle de la démocratie et un acteur du développement. Bref, il nous faut déconstruire et rompre avec toutes ces tares qui nous empêchent de décoller. Ressusciter et revaloriser toutes nos valeurs et nos efforts longtemps étouffés et brimés par les forces qui nous prennent en otages depuis des siècles.  »

(3) Place du Souvenir africain, Dakar, « érigée pour immortaliser les grandes figures, les héros de la science et de la culture africaine ».

(4) Partisans de l’homme politique sénégalais Abdulaye Wade, chef du parti Libéral sénégalais, président de la République sénégalaise d’avril 2000 à avril 2012.

(5) Date symbolique, le 19 mars 2011, le Sénégal et notamment le PDS (parti démocratique sénégalais) fêtait les 11 ans de l’ « Alternance », pour marquer la fin du régime socialiste depuis 2000.

(6)  Guerre civile qui agite l’extrême sud du Sénégal, pour mieux comprendre ce conflit, se reporter à cet article d’Abdoul Aziz Mbaye.

(7) Réforme qui prévoit l’élection au suffrage universel direct d’un président et d’un vice-président, mais aussi, ce qui a fait polémique, l’instauration d’un « quart bloquant » au premier tour des élections, c’est-à-dire, d’après l’article 6 du texte qu’ «  un ticket présidentiel est déclaré élu s’il vient en tête de l’élection et réunit au moins le quart des suffrages exprimés » ; la crainte de ses opposants étant qu’avec une telle réforme il n’y est plus de second tour aux élections, que 75% des suffrages exprimés en faveur d’un candidat suffisent à le faire élire.

(8) D’après le dictionnaire Larousse : Poésie orale, urbaine, déclamée dans un lieu public, sur un rythme scandé.

(9) En 2000, l’élection d’Abdulaye Wade avait suscité beaucoup d’espoir, il mettait fin à 40 ans de régime socialiste (présidences de Léopold Sedar Senghor de 1960 à 1981, puis de son Premier ministre, Abou Diouf de 1981 à 2000). Des artistes s’étaient mobilisés à l’époque pour le faire élire, dont certains membres du collectif YEAM.

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