La gestion de la crise syrienne ou les limites de la prise en charge humanitaire des mouvements de population

2011-2020 : après presque 10 ans de guerre civile en Syrie, où en est on dans la gestion de cette crise humanitaire et la prise en charge des millions de Syriens déplacés au sein du pays ou réfugiés à l’étranger ? Aujourd’hui, ce sont près de douze millions de personnes, soit plus de la moitié de la population syrienne qui a été forcée de quitter son habitation dans un pays en proie à une des guerres les plus meurtrières de son histoire. Que ce soit sur place ou à l’étranger, les acteurs humanitaires n’ont cessé depuis lors de se mobiliser pour permettre à ces personnes de retrouver des conditions de vie dignes. Les mesures de gestion humanitaire dîtes « classiques » prises dans le cadre d’un tel conflit qui s’enracine sont-elles encore suffisantes ?

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L’échec d’une médiation internationale dans la résolution des Printemps arabes. Le cas de la Syrie (I/III)

Le 15 mars 2018, la Syrie est entrée dans sa huitième année de guerre civile, celle-ci ayant débuté le 15 mars 2011, prenant corps dans les mouvements de révolte qui se généralisent dans le monde arabe sous le nom de « Printemps arabes » . En sept ans, le conflit avait déjà fait plus de 353 000 victimes. Dès 2012, les conférences de la paix à Genève organisées sous l’égide des Nations Unies ont eu pour objectif de trouver une solution politique au conflit syrien. Continuer de lire « L’échec d’une médiation internationale dans la résolution des Printemps arabes. Le cas de la Syrie (I/III) »

La dégradation de la situation sécuritaire dans l’ère postrévolutionnaire. L’embrasement : des contestations qui se muent en révolutions (2/3)

         À la veille des soulèvements populaires, les régimes tunisien, égyptien et syrien sont autoritaires et impopulaires. Le pluralisme de façade ne dupe personne, le ralentissement des économies et le chômage issu de la crise financière de 2008 mettent à mal l’emprise des régimes autoritaires. Face à des contestations qui montent, et des revendications qui d’économiques en deviennent politiques, les dirigeants peu enclins au dialogue radicalisent leur discours, et sèment ainsi les graines des « Printemps arabe ».

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La dégradation de la situation sécuritaire dans l’ère post-révolutionnaire. Études croisées des cas tunisien, égyptien et syrien (1/3)

Le 17 décembre 2010, l’immolation par le feu d’un jeune tunisien désespéré, modeste vendeur de fruits d’une région pauvre et marginalisée, après avoir eu maille à partir avec une policière, met progressivement le feu aux poudres. Son geste cristallise des revendications jusqu’alors éparses. Celles d’une jeunesse nombreuse, sans perspectives en dépit d’un niveau d’éducation élevé ; d’une population rurale et péri-urbaine délaissée par le pouvoir et souffrant de la hausse des prix des denrées alimentaires ; de citoyens humiliés par l’autoritarisme et indignés par les prédations d’une petite élite ; et, enfin, des démocrates et/ou des religieux, réclamant à tout prix la fin de la répression, la représentation et la participation aux affaires de l’État. Continuer de lire « La dégradation de la situation sécuritaire dans l’ère post-révolutionnaire. Études croisées des cas tunisien, égyptien et syrien (1/3) »

Des journalistes dans Kobanê.

Alors que la situation à Kobanê n’est vue que depuis la frontière turque, le reporter Pierre Barbancey de L’Humanité et le photographe Frédéric Lafargue sont parvenus à entrer dans la ville syrienne. Reportage sur cette ville ravagée par 76 jours de combats. -Lire l’article sur L’Humanité.fr -Relire notre article présentant les enjeux géopolitiques de la bataille de Kobanê sur Classe Internationale. Continuer de lire Des journalistes dans Kobanê.