L’échec d’une médiation internationale dans la résolution des Printemps arabes. Le cas de la Syrie (I/III)

Le 15 mars 2018, la Syrie est entrée dans sa huitième année de guerre civile, celle-ci ayant débuté le 15 mars 2011, prenant corps dans les mouvements de révolte qui se généralisent dans le monde arabe sous le nom de « Printemps arabes » . En sept ans, le conflit avait déjà fait plus de 353 000 victimes. Dès 2012, les conférences de la paix à Genève organisées sous l’égide des Nations Unies ont eu pour objectif de trouver une solution politique au conflit syrien. Continuer de lire « L’échec d’une médiation internationale dans la résolution des Printemps arabes. Le cas de la Syrie (I/III) »

Publicités

Crise dans le Golfe : quelles conséquences pour le Qatar ?

Le 5 juin 2017, les Etats arabes du Golfe ont franchi un nouveau pas dans la mise au ban de leur voisin qatari, en rompant toute relation diplomatique avec celui-ci, accusé de « soutien au terrorisme » et de proximité coupable avec l’Iran. Continuer de lire « Crise dans le Golfe : quelles conséquences pour le Qatar ? »

Farmajo, quel espoir pour la Somalie ?

Le 8 février 2017 Mohamed Abdullahi Mohamed alias Farmajo est élu président de la Somalie. A peine investi, le nouveau chef d’Etat a dû faire face à la gestion d’un attentat survenu le 19 février à Mogadiscio, la capitale. Entre corruption et terrorisme, de nombreux défis l’attendent.  Continuer de lire « Farmajo, quel espoir pour la Somalie ? »

Al Jazeera : une chaîne au cœur des intérêts du Qatar ?

En arabe Al-djazira désigne la péninsule et renvoie à la « presqu’île des Arabes », une zone qui s’étend de la frontière saoudo-jordanienne au sultanat d’Oman et qui est occupée par le Royaume d’Arabie Saoudite au flanc duquel le Qatar constitue une petite péninsule au bord du Golfe Persique. La conscience de la vulnérabilité d’un petit pays, indépendant depuis 1971, de 160 kilomètres de long pour 50 à 80 kilomètres de large, peu peuplé et sans capacité militaire, face à ses deux puissants rivaux que sont l’Arabie Saoudite (qui lui dispute ses frontières) et l’Iran conduit le pays à développer une politique volontariste visant à le rendre indispensable auprès de ses voisins. Le Qatar est devenu de plus en plus influent sur la scène internationale grâce à l’extrême richesse tirée de l’exploitation des ressources pétrolifères et gaziers de son sous-sol et son exportation. La famille Al-Thani au pouvoir cherche alors à utiliser la rente qu’elle possède pour obtenir une réputation internationale grâce à la « diplomatie du chéquier »[1] : elle achète son influence dans le monde par ses investissements. Le Qatar est donc dépourvu de hard power mais jouit d’un véritable soft power, d’une « influence sans puissance » : ce sont les enjeux gaziers et la lutte entre grands producteurs pour influer sur le marché et déterminer les voies d’acheminement du gaz qui expliquent les grandes orientations de la diplomatie qatarie.
Continuer de lire « Al Jazeera : une chaîne au cœur des intérêts du Qatar ? »