Klaus Iohannis, un nouveau locataire au Palais de Cotroceni.

Iohannis
Crédit photo : DR

Le 16 novembre 2014, Klaus Iohannis a battu à la surprise générale son rival Victor Ponta au second tour des élections présidentielles roumaines avec plus de 54% des voix. Iohannis succède ainsi à Traian Basescu, le président depuis 2004 en guerre ouverte avec son rival de centre-gauche Victor Ponta qui avait essayé, en vain, de le destituer par référendum populaire en 2012.

L’élection d’Iohannis porte pour la première fois à la magistrature suprême un Roumain issu de la minorité allemande de Transylvanie, qui plus est protestant dans un pays très majoritairement orthodoxe. Maire de la ville Sibiu entre 2000 et 2014, il a fait de cette ville de plus de 130 000 habitants au cœur de la Transylvanie un modèle de développement économique, mettant en avant les bons résultats économiques obtenus par une lutte intransigeante contre la corruption. Autre élément souvent présenté comme une preuve de réussite est la désignation de Sibiu comme capitale européenne de la culture en 2007 (avec la ville de Luxembourg).

Iohannis a axé sa campagne sur le combat contre la corruption, un mal qui ronge l’économie roumaine. Selon Transparency International la Roumanie est après la Grèce, la Bulgarie et à égalité avec l’Italie le pays de l’UE où la perception de la corruption est la plus mauvaise.

Le nouveau président porte en lui beaucoup d’espoir, mais sa marge de manœuvre restera limitée tant qu’il ne disposera pas de majorité au Parlement. De plus, dans le système politique roumain l’essentiel du pouvoir revient au chef du gouvernement, poste occupé par Victor Ponta qui, malgré les récentes manifestations, a refusé de démissionner et devrait ainsi rester en poste jusqu’aux prochaines législatives prévues en 2016.

Pour en savoir plus sur l’élection de Klaus Iohannis :

-Lire « Iohannis Superstar : Great Expectations in Bucharest » l’analyse de la journaliste autrichienne Eva Konzett sur le blog anglophone spécialisé sur les Balkans et l’Europe de l’Est en général : Balkanist Magazine.

-Lire les articles du Monde, sur le déroulé des élections notamment la mobilisation importante de la diaspora roumaine, sur l’histoire de la minorité allemande de Roumanie, ou encore sur la campagne numérique menée par l’équipe d’Iohannis.

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