États-Unis : les armes à feu tuent plus que la guerre.

États-Unis : les armes à feu tuent plus que la guerre.

Jeudi dernier, la fusillade dans l’université d’Umpqua dans l’Oregon a relancé le sempiternel débat sur la régulation des armes à feu aux États-Unis. L’indignation de Barack Obama face à cette « routine » funeste semble bien dérisoire et le deuxième amendement de la Constitution qui garantit le droit à chaque citoyen de porter une arme reste intouchable.

En moyenne 31 500 citoyens américains sont tués par armes à feu chaque année. Autre chiffre hallucinant, il y aurait autant d’armes à feu en circulation que d’habitants aux États-Unis. Le Figaro fait la liste de 17 fusillades marquantes depuis celle de 1991 à Killeen au Texas jusqu’à celle d’Umpqua dans l’Oregon la semaine dernière.

Depuis l’assassinat de Robert Kennedy à l’Hôtel Ambasador le 4 juin 1968, il y a eu plus d’Américains morts par armes à feu sur le territoire national que de soldats américains morts dans toutes les guerres menées par les États-Unis (y compris la Guerre de Sécession). Cette déclaration du New York Times par le journaliste Nicholas Kristof a été vérifiée par le « décodeur » Louis Jacobson sur le site politicfact.

Pour illustrer l’affirmation de Nicholas Kristof, Martin Grandjean, chercheur et homme politique suisse, publie sur son blog une infographie comparant les morts par armes à feu aux États-Unis et les soldats tombés au champ d’honneur.

Capture d’écran 2015-10-06 à 12.04.23

ClasseInternationale

Sur un sujet similaire

LES BALKANS OCCIDENTAUX – CRIMINALITÉ ORGANISÉE, CORRUPTION ET (DÉS)INTÉGRATION EUROPÉENNE

LES BALKANS OCCIDENTAUX – CRIMINALITÉ ORGANISÉE, CORRUPTION ET (DÉS)INTÉGRATION EUROPÉENNE

Le changement de gouvernement en Australie : tournant majeur ou illusion chimérique ?

Le changement de gouvernement en Australie : tournant majeur ou illusion chimérique ?

La construction européenne est-elle démocratique ?

La construction européenne est-elle démocratique ?

Réinterroger le concept et la rhétorique de l’État défaillant en Afrique : Représentations, interventionnisme et sociologie de la déviance

Réinterroger le concept et la rhétorique de l’État défaillant en Afrique : Représentations, interventionnisme et sociologie de la déviance

No Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *