Présidentielles russes : aucune opposition à Vladimir Poutine

Réélu pour la quatrième fois à la tête de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine semble plus fort que jamais. En 2024, à l’issue de son mandat, un seul dirigeant aura régné plus que lui sur la Russie moderne: Joseph Staline. Continuer de lire Présidentielles russes : aucune opposition à Vladimir Poutine

La Géorgie, bientôt dans l’OTAN ?

L’OTAN et la guerre d’août 2008 en Géorgie La Géorgie, coincée entre deux puissances régionales, la Turquie et l’ancienne puissance tutélaire russe, n’a pas attendu les événements d’août 2008 pour envisager son adhésion à l’OTAN. Dès 1992, celle-ci opère des rapprochements avec l’Alliance nord-atlantique. Depuis lors, elle contribue activement aux opérations dirigées par l’OTAN, et coopère avec les pays membres dans de nombreux autres domaines, … Continuer de lire La Géorgie, bientôt dans l’OTAN ?

Gazprom au coeur de la puissance russe

     En 1965, a été créé le ministère soviétique de l’industrie gazière, chargé de la prospection, de l’extraction, du transport et de la distribution du gaz naturel. A la chute du bloc soviétique, ce ministère s’est transformé en Gazprom, une société d’Etat par actions. Depuis l’arrivée de Vladimir Poutine, l’Etat n’a cessé de renforcer son emprise sur Gazprom afin d’en faire un outil politique. Avec l’Etat comme actionnaire principal, Gazprom est devenu une donnée essentielle dans la construction de la politique intérieure et extérieure de la Russie. Détentrice d’environ 16.8% des réserves de gaz mondial, cette dernière gère ses ressources telle une “Gazocratie”, un système dépendant de ses ressources gazières. D’un côté elle utilise son emprise sur les énergies pour exercer des pressions sur ses clients et d’un autre, elle dégage des revenus immenses, essentiels à la stabilité économique et sociale de la société russe. Il s’agit en réalité d’un système paradoxal du fait des logiques économiques et politiques contradictoires qui coexistent au sein de la société Gazprom. Cette coexistence témoigne de la promiscuité entre la géopolitique de Gazprom et la géopolitique de la Russie.
Continuer de lire « Gazprom au coeur de la puissance russe »

La culture russe contre l’ivresse du monde

« L’ivresse du monde est mortelle, et nous sommes pris vous et moi, chers amis, dans son tourbillon ». Alexandre Pouchkine, Eugène Onéguine (Евгений Онегин), 1833.

Dame Eiffel partage désormais le ciel avec les dômes dorés de la cathédrale orthodoxe de la Sainte-Trinité. Le Centre spirituel et culturel orthodoxe russe surplombe les quais de Seine depuis son inauguration, à l’automne dernier. L’édifice, appelé de ses vœux par le Président russe Vladimir Poutine, comprend, en plus de son église, un centre culturel, une maison paroissiale et son auditorium, une école bilingue franco-russe, et les bureaux du service culturel de l’ambassade de Russie. En ce sens, il s’inscrit pleinement dans le processus de revalorisation de l’héritage russe entériné par le Kremlin à l’aube du 21ème siècle, et impliquant à la fois politique, culture et religion. Depuis la disparition de l’Union Soviétique en effet, les élites dirigeantes russes s’efforcent non seulement de forger une identité culturelle propre à leur pays, mais aussi d’en user comme levier d’influence et d’attraction à l’étranger.  Cette constitution d’un soft-power russe va de pair avec une opposition à l’Ouest toujours plus affirmée sous la présidence de Vladimir Poutine (1). C’est ainsi qu’au beau milieu du tumulte de la crise ukrainienne ont été divulguées les grandes lignes d’une nouvelle politique culturelle russe fondée sur les valeurs différenciant la Russie et l’Occident (2). Vladimir Medinski (3) d’ajouter, lors d’une interview au journal Kommersant : « La Russie sera peut-être l’un des derniers gardiens de la culture européenne, des valeurs chrétiennes et de la véritable civilisation européenne » (4).  Retour sur la construction d’une croisade, celle de la culture russe contre l’ivresse du monde.                                              Continuer de lire « La culture russe contre l’ivresse du monde »

Ce conflit dont personne ne veut parler

 Dans les années 1920, suite à l’éclatement de l’Empire ottoman, le peuple des Fäuraynôuär émigre dans le sud de la Russie actuelle. Les Fäuraynôuär  sont issus des minorités chiites résultant du schisme religieux ayant eu lieu après la mort du Prophète Mahomet à Médine en 632. Il s’agit d’un peuple nomade, qui a voyagé, au gré des royaumes et des régimes en place au Moyen-Orient, entre la Turquie, l’Iran et d’autres Etats de la région. Peu actifs politiquement, ils ont toujours veillé à rester à l’écart des demandes d’indépendance, s’accommodant de l’ingérence des puissances occidentales dans la région. Les Fäuraynôuär revendiquent un mode de vie discret, et préfèrent se concentrer sur les activités qui assurent leur subsistance : les volailles et les pâtisseries, objets d’échanges commerciaux avec les populations voisines. Continuer de lire « Ce conflit dont personne ne veut parler »