L’échec d’une médiation internationale dans la résolution des Printemps arabes. Le cas de la Syrie (I/III)

Le 15 mars 2018, la Syrie est entrée dans sa huitième année de guerre civile, celle-ci ayant débuté le 15 mars 2011, prenant corps dans les mouvements de révolte qui se généralisent dans le monde arabe sous le nom de « Printemps arabes » . En sept ans, le conflit avait déjà fait plus de 353 000 victimes. Dès 2012, les conférences de la paix à Genève organisées sous l’égide des Nations Unies ont eu pour objectif de trouver une solution politique au conflit syrien. Continuer de lire « L’échec d’une médiation internationale dans la résolution des Printemps arabes. Le cas de la Syrie (I/III) »

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Les mouvements de jeunesse en Afrique : le cas de Balai Citoyen au Burkina Faso

Les mouvements de contestation issus de la jeunesse se développent en Afrique, notamment depuis le Printemps Arabe qui a débuté en décembre 2010 en Tunisie. On observe ainsi l’émergence de « Filimbi » (coup de sifflet) en République Démocratique du Congo, « Y’en a marre » au Sénégal et de « Balai Citoyen » au Burkina Faso. Ces mouvements tentent de se rassembler pour favoriser une prise de parole et pour exercer une influence plus forte à l’échelle nationale, voire régionale. Continuer de lire « Les mouvements de jeunesse en Afrique : le cas de Balai Citoyen au Burkina Faso »

Tunisie : « l’article de la honte »

 

Mercredi 14 décembre 2016 à Tunis, une manifestation contre l’article 227 bis du Code pénal tunisien s’est tenue devant le Parlement, suite à une nouvelle affaire de mariage d’une mineure après un viol. On pouvait lire sur une pancarte : “How I met your mother ? I raped her when she was 13”, à savoir “Comment ai-je rencontré votre mère ? Je l’ai violée lorsqu’elle avait 13 ans”. Un homme avait quant à lui écrit : “Il l’a violé une fois … Maintenant il a le droit de la violer chaque jour”. Continuer de lire « Tunisie : « l’article de la honte » »

La dégradation de la situation sécuritaire dans l’ère postrévolutionnaire. L’embrasement : des contestations qui se muent en révolutions (2/3)

         À la veille des soulèvements populaires, les régimes tunisien, égyptien et syrien sont autoritaires et impopulaires. Le pluralisme de façade ne dupe personne, le ralentissement des économies et le chômage issu de la crise financière de 2008 mettent à mal l’emprise des régimes autoritaires. Face à des contestations qui montent, et des revendications qui d’économiques en deviennent politiques, les dirigeants peu enclins au dialogue radicalisent leur discours, et sèment ainsi les graines des « Printemps arabe ».

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La dégradation de la situation sécuritaire dans l’ère post-révolutionnaire. Études croisées des cas tunisien, égyptien et syrien (1/3)

Le 17 décembre 2010, l’immolation par le feu d’un jeune tunisien désespéré, modeste vendeur de fruits d’une région pauvre et marginalisée, après avoir eu maille à partir avec une policière, met progressivement le feu aux poudres. Son geste cristallise des revendications jusqu’alors éparses. Celles d’une jeunesse nombreuse, sans perspectives en dépit d’un niveau d’éducation élevé ; d’une population rurale et péri-urbaine délaissée par le pouvoir et souffrant de la hausse des prix des denrées alimentaires ; de citoyens humiliés par l’autoritarisme et indignés par les prédations d’une petite élite ; et, enfin, des démocrates et/ou des religieux, réclamant à tout prix la fin de la répression, la représentation et la participation aux affaires de l’État. Continuer de lire « La dégradation de la situation sécuritaire dans l’ère post-révolutionnaire. Études croisées des cas tunisien, égyptien et syrien (1/3) »