Venezuela : l’internationalisation d’une crise interne

Le 2 février dernier on fêtait une date importante au Venezuela : l’anniversaire de la révolution bolivarienne. Ce même jour, en 1999, Hugo Chavez a été élu pour la première fois. C’est peut-être avec son successeur, 20 ans plus tard, que la révolution bolivarienne se terminera.  

Un supermarché au Venezuela. Afin de masquer le vide des rayons, ils sont remplis par un seul produit.

Une partie importante de la population vénézuélienne est aujourd’hui fortement opposée à Nicolás Maduro. Dans la mesure où celui-ci a été élu dans la continuité d’Hugo Chavez en 2012, l’opposition déjà présente gagnait en puissance au fur et à mesure que la situation du Venezuela se dégradait. Même si M. Chavez a été élu démocratiquement en 1999, la quasi totalité des partis politiques lui étaient déjà opposés. Ils lui reprochaient notamment d’avoir tenté de prendre le pouvoir par un coup d’Etat en 1992 contre l’ancien président et de vouloir implanter le communisme dans le pays. Hugo Chavez a pourtant rapidement obtenu le soutien de la population grâce à des mesures sociales rendues possible par le cours avantageux du pétrole, comme la construction de 350 000 logements sociaux ou l’efficace politique éducative qui a permis d’éradiquer totalement l’analphabétisme. Ses opposants étaient néanmoins toujours en embuscade. C’est ainsi qu’ils ont tenté de le renverser en 2002, mais le soutien populaire massif au président mit fin au coup d’Etat.

En 2009, Hugo Chavez a fait voter une réforme afin de supprimer la limite de mandats présidentielles. C’est juste après sa mort que Nicolás Maduro a été élu président de la République, en avril 2013. La différence entre les deux hommes politiques est d’abord que M. Maduro est beaucoup moins charismatique et populaire que son prédécesseur auprès de la population. Il n’a en outre pas eu la chance de s’appuyer sur un prix du pétrole élevé comme M. Chavez. Son image s’est donc dégradée au fur et à mesure que la situation économique empirait, celle-ci débouchant sur la crise de l’hyperinflation que connaît le Venezuela aujourd’hui. En parallèle, sa politique de centralisation du pouvoir a été de plus en plus perçue comme une atteinte à la démocratie. Après la large victoire de l’opposition aux élections législatives de 2015, Nicolás Maduro a mis en place une Assemblée Constituante en 2017. Celle-ci doit aboutir à la promulgation d’une nouvelle Constitution en 2019. Elle est pleinement acquise au président, qui en a profité pour retirer les pouvoirs législatifs de l’Assemblée. C’est donc désormais l’Assemblée constituante qui édicte les lois. Cette réforme a fini de faire basculer l’opinion, qui s’oppose désormais majoritairement au président Maduro. Les manifestations de ses opposants et de ses soutiens continuent chaque semaine, de plus en violentes. On compte en effet une quarantaine de morts depuis le début des manifestations, le 21 janvier.

L’opposition a elle aussi connu des figures importantes. Tout d’abord Leopoldo López, le fondateur du parti Volontad Popular (Volonté populaire) qui réunit des opposants au régime d’obédiences diverses. Actuellement en résidence surveillée, il s’est illustré dès 2002 en organisant des manifestations contre la politique d’Hugo Chavez. Il a continué à être actif dans l’opposition sous Nicolás Maduro, mais il a en conséquence était condamné à plusieurs reprises de manière contestée. C’est Juan Guaidó, le jeune président de l’Assemblée qui l’a remplacé comme figure importante de l’opposition. Tous deux se déclarent libéraux et d’influence sociale démocrate. La figure de Leopoldo López, mentor de M. Guaidó, est néanmoins assez contestée. Il a en effet été expulsé de plusieurs formations politiques avant de créer la sienne.

Jusqu’où ira le soutien de l’armée à Nicolás Maduro ?

Si la population est majoritairement hostile au régime du Président Maduro, l’armée, qui compte plus de 300 000 hommes, est plus mitigée.

D’une part, il est établi qu’une vingtaine de militaires de la Garde nationale bolivarienne (GNB) ont déclenché l’insurrection contre le régime chaviste, avant d’être arrêtés par les autorités. Ils auraient dérobé dans la nuit du 20 au 21 janvier des armes de guerres dans une caserne militaire de Petare, à l’est de Caracas, avant de se rendre au nord de la capitale vénézuélienne. Les insurgés ont ensuite posté des vidéos à visage découvert sur les réseaux sociaux en appelant la population vénézuélienne à les soutenir.

Par ailleurs, plusieurs haut-gradés tels que l’attaché de défense de l’ambassade du Venezuela aux États-Unis, José Luis Silva, en poste depuis cinq ans, a appelé ses frères d’armes à se rallier à Juan Guaidó. Il a notamment dénoncé “l’usurpation des pouvoirs, les mauvais traitements faits à la population et la situation d’extrême pauvreté dans laquelle se trouve le pays”.

Pourtant, malgré les promesses du Parlement vénézuélien d’amnistier les militaires qui ne reconnaîtraient pas le deuxième mandat de Nicolás Maduro, l’armée semble rester fidèle au régime. L’insurrection des militaires professionnels de la Garde nationale bolivarienne semble donc un cas isolé. Ainsi, le ministre de la défense vénézuélien, le général Vladimir Padrino, lors d’une conférence rassemblant la haute-hiérarchie militaire, le 24 janvier dernier, a dénoncé le “coup d’Etat” de Juan Guaidó. Le ministre de la défense et huit généraux vénézuéliens ont assuré leur “loyauté” ainsi que leur “subordination absolue” à Nicolás Maduro, qu’ils reconnaissent comme leur président légitime.

Le général Padrino, en apparaissant entouré de haut-gradés, cherche à montrer que le soutien de l’armée à Nicolás Maduro est entier et indéfectible. Toutefois, selon la spécialiste des questions de défense, Sebastiana Barraez, interviewée par RFI  “il n’y a pas de nourriture dans les casernes, la prise en charge de leur santé est nulle, et la détérioration est telle que jamais dans l’histoire des forces armées on a vu autant de déserteurs qu’en cette année 2018. Donc il est loin d’être sûr que l’institution militaire dans son ensemble soutiendra Nicolás Maduro et son gouvernement”.

Une bipolarisation de la scène internationale

La crise que traverse le Venezuela mobilise activement la communauté internationale. Le 22 janvier, à la veille de grandes manifestations organisées par l’opposition, Mike Pence a publié une vidéo sur son compte Twitter. Le vice président y annonce qu’il reconnaît l’Assemblée nationale comme seul pouvoir légitime car elle a été démocratiquement élue. Il loue également le courage de Juan Guaidó, le jeune président de l’Assemblée. Le lendemain de cette annonce, celui-ci s’est autoproclamé président de la République lors de manifestations, et a été immédiatement reconnu par Donald Trump. Cette prise de position des Etats-Unis contre le régime en place au Venezuela n’est pas nouvelle. Le 31 juillet 2017 déjà, Washington avait annoncé des sanctions économiques visant à bloquer l’accès aux devises étrangères à Caracas. Si l’on remonte plus loin encore, le 10 avril 2009, Hugo Chavez avait offert à son homologue Barack Obama un livre intitulé Les veines ouvertes de l’Amérique latine, classique de l’auteur uruguayen Eduardo Galeano et virulente critique de l’impérialisme américain. Ce qui interpelle est plutôt que depuis le début de son mandat Donald Trump n’avait semblé manifester que peu d’intérêt pour l’Amérique latine. Son unique visite remonte au 30 novembre, lorsqu’il s’était rendu à Buenos Aires pour le G20. Il a systématiquement repoussé ses autres visites officielles dans le continent, notamment en Colombie et au Pérou. Ses prises de position par rapport à l’Amérique latine se rapportaient la plupart du temps à la construction du mur à la frontière avec le Mexique afin de stopper l’arrivée des migrants et d’enrayer le trafic des opiacés, or les vénézuéliens se rendent principalement dans des pays d’Amérique latine et peu aux Etats-Unis. De plus, des propos concernant la liberté et l’importance des valeurs de la démocratie avait rarement été prononcés par l’exécutif américain, notamment dans un contexte de rapprochement avec la Corée du Nord. Cette bipolarisation internationale autour d’un évènement national rappelle en de nombreux aspects la période de la Guerre froide et la bataille idéologique qui s’y livrait. Les États-Unis s’étaient fortement investis dans leur lutte contre le socialisme en Amérique latine. à l’instar du financement de la milice des « Contra » au Nicaragua, de la mise en place du général Batista à la tête de Cuba, ou encore du coup d’Etat contre Jacobo Arbenz Guzman au Guatemala… L’outil privilégié des États-Unis pour peser sur un Etat reste néanmoins l’économie. Ainsi le 28 janvier, Washington a annoncé des sanctions contre la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne PVSDA. 7 milliards de ses actifs à l’étranger ont été gelés, toutes relations commerciales avec des entreprises étatsuniennes lui ont été interdites et les bénéfices de la raffinerie présente aux Etats-Unis seront mis à la disposition de Juan Guaidó uniquement. Cette mesure vise à accélérer la chute du régime. L’Etat perd ainsi d’importantes ressources. Donald Trump a aussi annoncé qu’il n’excluait pas une intervention armée au Venezuela.  

La déclaration des États-Unis a été suivie par de nombreux pays d’Amérique latine. Le 8 août 2017, douze d’entre eux ainsi que le Canada avaient déjà formé le groupe de Lima. Le but de cette organisation était de trouver des solutions pacifiques afin d’assurer une transition démocratique au Venezuela. Plus qu’influencer, les Etats-Unis ont fait un pas supplémentaire en appelant l’Organisation des Etats américains (OEA) à reconnaître Juan Guaidó comme président par intérim. Des pays d’Amérique latine continuent néanmoins de s’opposer à cette reconnaissance. C’est le cas du Mexique, où le président André Manuel López Obrador refuse de s’ingérer dans les affaires internes du Venezuela. Dans cette optique, il organisera avec son homologue uruguayen Tabaré Vasquez une conférence des pays neutres sur la situation le 7 février à Montevideo. M. Guaidó est actuellement à pied d’oeuvre pour convaincre ces États de le soutenir. La position européenne sur la question vénézuélienne a été moins tranchée. Si la haute représentante de l’Union européenne Federica Mogherini a condamné le régime de Nicolás Maduro, elle n’a pas reconnu Juan Guaidó comme président pour autant, appelant plutôt à «l’ouverture immédiate d’un processus politique débouchant sur des élections libres et crédibles». Elle a pour cela avancé un délai de 90 jours, tout en précisant que ce n’était pas un ultimatum. Certains État européens ont à contrario agit de manière plus tranchée.  Le 4 février, soit deux semaines après les Etats-Unis, une dizaine de pays européens dont la France, l’Espagne, le Royaume-Uni, la Suède et le Portugal  ont conjointement annoncé qu’ils reconnaissaient Juan Guaidó comme président par intérim. Ils avaient demandé à Nicolás Maduro d’annoncer la tenue d’élections présidentielles libres et démocratiques avant le dimanche 3 février, mais celui-ci a rejeté l’ultimatum. Cette prise de position s’est faite en marge de la déclaration officielle de l’Union européenne. En effet, même si l’illégitimité de M. Maduro est acquise pour une majorité des pays européens, il n’en est pas moins difficile de reconnaître un président par auto-proclamation. Certains gouvernements continuent en outre de soutenir le régime, à l’image d’Alexis Tsipras en Grèce. C’est néanmoins le choix qu’a fait le Parlement européen le jeudi 31 janvier, en reconnaissant l’autorité de Juan Guaidó.

Le soutien indéfectible de la Russie à Nicolás Maduro

L’auto-proclamation de Juan Guaidó a été contestée par les pays qui ont noué des partenariats stratégiques avec le Venezuela ces dernières années tels que la Chine, la Turquie et surtout la Russie. Celle-ci a exprimé son soutien indéfectible à Nicolás Maduro, au pouvoir depuis 2013. Depuis la guerre russo-géorgienne de 2008, le Venezuela s’est illustré sous la présidence d’Hugo Chavez comme un allié majeur de Moscou en reconnaissant notamment l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie. Ainsi, le 25 janvier, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a notamment dénoncé les « appels ouverts au coup d’État » de Washington. L’annonce de la reconnaissance de Juan Guaidó comme président en charge d’organiser un processus électoral par plusieurs Etats européens, le 4 février, a par ailleurs été immédiatement dénoncé comme une ingérence européenne dans les affaires vénézuéliennes par le ministère des affaires étrangères russe. Le ministère des affaires étrangères chinois a par ailleurs soutenu la position moscovite en dénonçant « les forces étrangères qui s’ingèrent dans les affaires vénézuéliennes » d’après le South Morning Post, un quotidien anglophone hongkongais. Le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, a quant à lui appelé Nicolás Maduro pour lui faire part de son soutien dans la crise politique vénézuélienne. Ce soutien s’est traduit par l’envoi de 400 mercenaires russes chargés d’assurer la protection du président Maduro, rapporte le site Lenta.ru.

Depuis 2000, la Russie et le Venezuela ont noué une relation économique privilégiée, également destinée à contrer l’influence états-unienne en Amérique latine. La Russie est actuellement le deuxième investisseur étranger de la république bolivarienne vénézuélienne après la Chine. Depuis une vingtaine d’années, le gouvernement et les grandes entreprises russes ont investi 17 milliards de dollars environ dans le pays. La Russie a aussi accepté de rééchelonner la dette vénézuélienne de 3,15 milliards de dollars pour soutenir son allié en difficulté à cause de la faiblesse du prix du pétrole et des sanctions économiques imposées par les États-Unis. En novembre 2018, des experts russes avaient même été envoyés à Caracas pour tenter de relancer l’économie vénézuélienne. En outre, afin de renforcer ce partenariat bilatéral, Maduro, depuis sa prise de pouvoir en 2013, s’est rendu quatre fois en Russie pour rencontrer son homologue russe. La dernière rencontre en date entre les deux présidents a eu lieu en décembre 2018. A la suite de cet échange, M. Maduro avait annoncé que Moscou comptait investir 5 milliards de dollars dans le secteur pétrolier vénézuélien et 1 milliard de dollars dans le secteur minier. L’annonce des soutiens américain, canadien et européen à Juan Guaidó a déjà des conséquences sur l’alliance russo-vénézuélienne puisque le cours du géant pétrolier russe Rosneft, qui possède des parts de la compagnie nationale vénézuélienne PDVSA, a commencé jeudi dernier. En ce sens, il n’est pas étonnant que Moscou craigne que vingt ans d’efforts ne soient réduits à néant par l’auto-proclamation de Juan Guaidó à la présidence vénézuélienne.

La rencontre des présidents russe et vénézuélien en décembre dernier a aussi été l’occasion de renforcer la coopération militaire entre les deux pays. Ainsi, le 10 décembre, peu après l’annonce des six milliards de dollars d’investissement dans les secteurs pétrolier et minier vénézuéliens, Moscou a envoyé deux bombardiers russes lance-missiles stratégiques TU-160 dans le pays latino-américain. D’après le journal vénézuélien d’opposition Efecto Cocuyo, cela a été une « façon pour Vladimir Poutine d’utiliser le Venezuela pour provoquer les États-Unis ». La présence des bombardiers stratégiques dans le pays latino-américain avait accru les tensions entre Moscou et Washington, déjà ravivées par la menace des États-Unis de sortir du traité sur le contrôle des forces nucléaires de portée intermédiaire de 1987. Dans un contexte de vives tensions avec Washington, la chute du régime de Nicolas Maduro marquerait l’affaiblissement de l’influence russe en Amérique latine. Cette perte d’influence se caractériserait par exemple par la fin du projet d’établissement d’une base russe sur l’île de La Orchila, au Nord-Est de Caracas, à moins de 2000 kilomètres des côtes états-uniennes, validé en décembre dernier par le gouvernement vénézuélien.

L’opposition entre Guaidó et Maduro et l’implication massive des acteurs extérieurs entraînent une constante évolution de la situation. Même s’il est de plus en plus probable que le régime du successeur de Chavez tombe, il reste difficile de dire quand cela se produira et dans quelles conditions la transition pourra s’effectuer. Il semble néanmoins que la reconstruction du pays, de son système politique et économique et de la qualité de vie de ses habitants ne pourra être effective que sur le long terme.

Justine Gadon Ferreira et Joseph Dotu

Bibliographie

Courrier international 24/01/2019 : Comprendre ce qui se passe au Venezuela

Courrier international 14/12/2018 : Entre le Venezuela et la Russie, une coopération stratégique qui inquiète

The Bell 42/01/2019 : «Незадачливый инвестор»: сколько «Роснефть» вложила в Венесуэлу

Le Monde 10/09/2009 : Le Venezuela, troisième pays à reconnaître l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie

Opex 360 26/01/2019 : Des mercenaires russes envoyés au Venezuela pour assurer la protection de M. Maduro

TACC 26/01/2019 : Четыре страны Евросоюза назвали условие признания Гуайдо временным президентом Венесуэлы

Le Monde 25/01/2019 : Venezuela : qui soutient Juan Guaido ? Qui soutient Nicolas Maduro ?

IRIS 25/01/2019 : La crise vénézuélienne attisée par les pompiers incendiaires de la « Communauté internationale»

Le Point 07/11/2017 : Les sanctions américaines précipitent le Venezuela vers le défaut de paiement

El Pais 19/04/2009 : Chávez y Obama convierten en ‘best seller’ el libro de Galeano

Miami Herald 04/01/2019 : Lima Group says it won’t recognize Maduro’s new term as president of Venezuela

El Pais 27/01/2019 : La UE sube el tono contra Maduro y le exige la convocatoria de elecciones “en cuestión de días”

RFI 27/01/2019 : L’attaché militaire du Venezuela aux Etats-Unis se rallie à Guaido

Le Monde 24/01/2019 : Venezuela : l’armée appuie Nicolas Maduro face au soutien international à son opposant, Juan Guaido

La Croix 30/01/2019 : Venezuela, des milliers d’opposants appellent l’armée à se rebeller contre Maduro

Le Monde 24/01/2019 : l’irréductible soutien de la Russie à Maduro

Embajada de la Federación de Rusia en la República Bolivariana de Venezuela

RT France 28/01/2019 : Venezuela : les Etats-Unis annoncent des sanctions contre la compagnie pétrolière nationale PDVSA

Le Monde 02/02/2019 : Venezuela : l’ultimatum des Européens en passe d’expirer

Le Monde 13/07/2011 : Au Venezuela, la révolution bolivarienne s’attaque au chantier du logement social

UNESCO : Venezuela 

Le Monde 03/02/2019 : Venezuela : près de vingt pays européens reconnaissent Juan Guaido comme président par intérim

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