Congo-Océan, un lourd tribut à la modernité

Le Conseil représentatif des associations noires (Cran) saisissait en 2013 la justice dans une action civile contre l’État, Spie, Spie Batignolles et Clayax Acquisition, les trois entités héritières de la Société de construction des Batignolles (SNB), en charge de la construction de la ligne ferroviaire Congo-Océan reliant Brazzaville, la capitale de l’Afrique équatoriale française au port de Pointe Noire, sur le littoral atlantique. Continuer de lire « Congo-Océan, un lourd tribut à la modernité »

Nucléaire et risque terroriste

Faut-il attendre qu’un acte de malveillance subvienne sur une centrale pour qu’EDF sorte enfin du déni dans lequel elle est engluée ?”. Suite à l’action de Greenpeace en octobre 2017, dont des membres ont pénétré dans l’enceinte de la centrale de Cattenom en Moselle et y ont fait éclater des feux d’artifice, Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire auprès de Greenpeace France, dénonce la protection insuffisante des centrales en France contre des actes de malveillance terroriste. La France est le deuxième Etat le plus nucléarisé au monde, possédant sur son territoire plus de la moitié des réacteurs d’Europe, elle est donc concernée en premier lieu par la sécurité nucléaire.

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Mobutu, espoir des Congolais devenu paria

Mobutu a régné sur le Congo pendant près de 32 ans de manière officielle, de 1965 à 1997. On peut même évoquer un règne de 37 ans, de 1960 à 1997. Le Congo accède à l’indépendance le 30 juin 1960, devient la République fédérale du Congo en 1961, puis République démocratique du Congo en 1964. En 1967, deux ans après sa prise de pouvoir officielle, Mobutu renomme le pays Congo-Kinshasa, puis République du Zaïre en 1971, quand le dictateur met en place la Zaïrianisation du pays. Continuer de lire « Mobutu, espoir des Congolais devenu paria »

La crise politique en République Démocratique du Congo, dernier épisode d’une instabilité chronique

La crise politique en République Démocratique du Congo (RDC) a débuté en septembre 2016 avec des manifestations à Kinshasa faisant plusieurs morts. Il paraissait alors évident pour les milliers de manifestants hostiles à Joseph Kabila, président au pouvoir, que ce dernier allait enfreindre la Constitution en briguant un troisième mandat. Le 20 décembre, date de la fin officielle du mandat présidentiel, Kabila a effectivement annoncé le report sine die de l’élection présidentielle. Ce n’est que le 31 décembre, que les négociations entreprises pour régler cette crise politique ont abouti à un accord avec Kabila. Élaboré avec la médiation de l’Église catholique, des membres du gouvernement et de l’opposition, cet accord prévoit le retrait du Président et la tenue d’élections avant fin 2017.

Si ces élections ont lieu, elles permettront potentiellement la première transition politique par les urnes depuis l’indépendance du pays en 1960.  Moise Katumbi s’est déjà déclaré candidat pour les élections présidentielles prévues en 2017. Cet homme politique populaire de l’opposition, fréquemment emprisonné pour son activisme, est à l’origine de la fondation de « Front citoyen 2016 ». Cette coalition formée en décembre 2016, qui rassemble l’opposition et la société civile congolaise, s’est engagée pour le respect du calendrier électoral. Continuer de lire « La crise politique en République Démocratique du Congo, dernier épisode d’une instabilité chronique »

Game of thrones : abdications en série.

Le 2 juin 2014 le roi d’Espagne Juan Carlos Ier abdiquait après plus de 38 ans de règne. En 2013, quatre autres souverains ont renoncé à leurs fonctions : le pape Benoît XVI le 28 février, la reine Béatrix des Pays-Bas le 30 avril, l’émir Hamad ben Khalifa al-Thani du Qatar le 25 juin et le roi Albert II de Belgique le 21 juillet. Continuer de lire « Game of thrones : abdications en série. »