Présidentielles russes : aucune opposition à Vladimir Poutine

Réélu pour la quatrième fois à la tête de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine semble plus fort que jamais. En 2024, à l’issue de son mandat, un seul dirigeant aura régné plus que lui sur la Russie moderne: Joseph Staline. Continuer de lire Présidentielles russes : aucune opposition à Vladimir Poutine

Bilan du monde en 2017

 

Une année encore commence, une année où nous efforcerons d’analyser l’actualité internationale dans sa complexité. Pour mieux comprendre les évènements de 2018, nous vous proposons ce bilan de l’actualité dans le monde en 2017 par zone géographique. Continuer de lire « Bilan du monde en 2017 »

Gazprom au coeur de la puissance russe

     En 1965, a été créé le ministère soviétique de l’industrie gazière, chargé de la prospection, de l’extraction, du transport et de la distribution du gaz naturel. A la chute du bloc soviétique, ce ministère s’est transformé en Gazprom, une société d’Etat par actions. Depuis l’arrivée de Vladimir Poutine, l’Etat n’a cessé de renforcer son emprise sur Gazprom afin d’en faire un outil politique. Avec l’Etat comme actionnaire principal, Gazprom est devenu une donnée essentielle dans la construction de la politique intérieure et extérieure de la Russie. Détentrice d’environ 16.8% des réserves de gaz mondial, cette dernière gère ses ressources telle une “Gazocratie”, un système dépendant de ses ressources gazières. D’un côté elle utilise son emprise sur les énergies pour exercer des pressions sur ses clients et d’un autre, elle dégage des revenus immenses, essentiels à la stabilité économique et sociale de la société russe. Il s’agit en réalité d’un système paradoxal du fait des logiques économiques et politiques contradictoires qui coexistent au sein de la société Gazprom. Cette coexistence témoigne de la promiscuité entre la géopolitique de Gazprom et la géopolitique de la Russie.
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La culture russe contre l’ivresse du monde

« L’ivresse du monde est mortelle, et nous sommes pris vous et moi, chers amis, dans son tourbillon ». Alexandre Pouchkine, Eugène Onéguine (Евгений Онегин), 1833.

Dame Eiffel partage désormais le ciel avec les dômes dorés de la cathédrale orthodoxe de la Sainte-Trinité. Le Centre spirituel et culturel orthodoxe russe surplombe les quais de Seine depuis son inauguration, à l’automne dernier. L’édifice, appelé de ses vœux par le Président russe Vladimir Poutine, comprend, en plus de son église, un centre culturel, une maison paroissiale et son auditorium, une école bilingue franco-russe, et les bureaux du service culturel de l’ambassade de Russie. En ce sens, il s’inscrit pleinement dans le processus de revalorisation de l’héritage russe entériné par le Kremlin à l’aube du 21ème siècle, et impliquant à la fois politique, culture et religion. Depuis la disparition de l’Union Soviétique en effet, les élites dirigeantes russes s’efforcent non seulement de forger une identité culturelle propre à leur pays, mais aussi d’en user comme levier d’influence et d’attraction à l’étranger.  Cette constitution d’un soft-power russe va de pair avec une opposition à l’Ouest toujours plus affirmée sous la présidence de Vladimir Poutine (1). C’est ainsi qu’au beau milieu du tumulte de la crise ukrainienne ont été divulguées les grandes lignes d’une nouvelle politique culturelle russe fondée sur les valeurs différenciant la Russie et l’Occident (2). Vladimir Medinski (3) d’ajouter, lors d’une interview au journal Kommersant : « La Russie sera peut-être l’un des derniers gardiens de la culture européenne, des valeurs chrétiennes et de la véritable civilisation européenne » (4).  Retour sur la construction d’une croisade, celle de la culture russe contre l’ivresse du monde.                                              Continuer de lire « La culture russe contre l’ivresse du monde »

La Russie et les Occidentaux depuis 1991

Entre le 9 novembre 1989, qui voit le mur de Berlin céder, et le 25 décembre 1991, date qui marque la fin de l’URSS, l’ordre mondial structuré en deux blocs, figé par la Guerre froide pendant près de 45 ans, disparaît. Le bloc soviétique implose: d’une part, les pays satellites d’Europe de l’Est regagnent leur indépendance et d’autre part, l’Union soviétique se délite sous l’emprise de tensions politiques, économiques et sociales. Quinze Etats naissent, dont la Fédération de Russie et se rassemblent dans une nouvelle communauté, la CEI[1]. La Russie, héritière de l’Empire russe et de l’URSS, s’étend depuis 1991 sur plus de 17 millions de km2, de l’Europe à l’Extrême-Orient, et dispose d’importantes ressources naturelles ainsi que d’une population multiethnique mais vieillissante. Après la chute de l’URSS, la Russie se retrouve face à des défis colossaux : elle doit régénérer son économie, choisir un nouveau système politique, redéfinir son identité nationale et son positionnement international. Continuer de lire « La Russie et les Occidentaux depuis 1991 »