La jeunesse africaine se révolte !

Selon les projections démographiques de l’ONU, l’Afrique devrait compter 2,4 milliards d’habitants en 2050, et 4 milliards vers 2100. Différents facteurs justifient cette explosion démographique :

  •      La fécondité sur le continent reste très élevée, tandis que la mortalité diminue. En effet, l’espérance de vie s’améliore en parallèle : la mortalité des enfants entre 0 et 5 ans a été divisée par trois en Afrique subsaharienne. Cela débouche mathématiquement sur une forte croissance démographique.
  •      Le désir d’avoir une famille nombreuse est encore très présent en Afrique subsaharienne. A titre d’exemple, d’après une étude de 2010, pour 18 pays sur 27 dans cette partie du continent, les femmes mariées voulaient avoir au moins 5 enfants. Au Tchad, les hommes désirent avoir 13,7 enfants en moyenne.
  •      Le manque d’accès aux moyens de contraception est encore présent dans cette région du monde. En Afrique centrale et occidentale, moins de 20% des femmes utilisaient une méthode de contraception en 2013.
  •      Bien que les Etats d’Afrique occidentale comme le Mali déclarent vouloir une diminution de la fécondité dans leur pays, certains gouvernements associent encore croissance démographique et prospérité économique. Ils ne traduisent pas leurs déclarations en faits concrets ou en aides à la planification familiale par exemple. Notons toutefois que depuis 2011, les gouvernements semblent vouloir s’engager pour une réduction de la fécondité : le Fonds des Nations Unies pour la population en association avec l’Agence française de développement et des fondations privées ont adopté le « partenariat de Ouagadougou » pour aider la planification familiale. Selon Henri Leridon, directeur de recherche émérite à l’Institut National d’Études Démographiques, il serait en plus nécessaire d’améliorer l’éducation, les conditions de vie et la mobilisation des femmes pour favoriser une diminution de la fécondité.

En effet, une telle croissance démographique pèse sur l’amélioration des conditions de vie, puisque la croissance du PIB du continent (4,5% en moyenne) ne permet pas l’amélioration du PIB par habitant.

Ce poids démographique n’est qu’une des raisons expliquant l’essor de protestations sur le continent. Les mobilisations sont de plus en plus nombreuses, d’abord du fait des revendications en faveur d’une amélioration des conditions de vie, mais aussi du fait de cette population jeune qui tend à s’unifier.

Les mouvements de contestation issus de la jeunesse se développent en Afrique, notamment depuis le Printemps Arabe qui a débuté en décembre 2010 en Tunisie. D’autres mouvements émergent ailleurs, comme Filimbi en République Démocratique du Congo, Y’en a marre au Sénégal et Balai citoyen au Burkina Faso. Ces trois mouvements tentent de se rassembler pour favoriser une prise de parole, pour bénéficier d’un impact plus fort sur le plan national, régional voire international. Finalement, l’exemple du Gabon représente, au moins en partie, les mouvements à l’œuvre en Afrique subsaharienne, qui oscillent entre résultats probants et difficultés diverses.

L’émergence des mouvements portés par la jeunesse

Les différents moyens d’action

Les mouvements de contestation issus des jeunesses africaines ne sont pas spécifiques au XXIème siècle. Ils sont ancrés dans une tradition de révolte héritée des années 1990. Cependant, ils se caractérisent aujourd’hui par la diversité des moyens utilisés pour faire entendre leurs voix. La réappropriation par les jeunes de l’espace public (rassemblements, concerts de rap, graffitis, mais aussi radio, sites internet, réseaux sociaux) les amène à revendiquer des changements politiques qui répondraient davantage à leurs attentes.

En République Démocratique du Congo, deux mouvements se sont mobilisés: Filimbi (coup de sifflet) et Lucha (Lutte pour le changement), deux groupes qui espèrent faire renoncer Joseph Kabila à un troisième mandat à la tête du gouvernement de RDC. La tâche s’avère difficile, dans la mesure où Joseph Kabila semble n’avoir aucune intention d’organiser de réelles élections avant la fin de l’année 2016, alors même que son deuxième mandat arrivera à sa fin, le rendant constitutionnellement inéligible. La pression des jeunes est forte, et des affrontements ont même eu lieu le 19 septembre 2016 à Kinshasa, causant la mort de plusieurs civils et policiers. Pourtant, la non-violence est revendiquée, et les manifestations organisées sont pacifistes. Par ailleurs, des grèves sont organisées, et des fonctionnaires participent aux actions “villes mortes”, qui consistent à bloquer les administrations publiques durant une journée.

Les rappeurs Thiat et Kilifeu et le journaliste Fadel Barro ont lancé le mouvement Y’en a marre, au Sénégal. Il s’agit d’un mouvement apolitique créé en 2011. Il est né de la frustration engendrée par des années de corruption, de pauvreté endémique, de manque de moyens pour l’éducation et la santé. Thiat, Kilifeu et Fadel Barro encouragent les jeunes à s’investir dans la vie politique du pays, en rappelant que la jeunesse représente 60% de la population sénégalaise.

Ces différents mouvements participent d’une volonté des jeunes de devenir acteurs citoyens de leur pays. Bien que l’alternance politique et le respect de la démocratie soient les principaux enjeux de leur lutte, l’environnement, la paix et l’éthique sont aussi des objets de leurs revendications.

Les limites aux actions de la jeunesse

Les mouvements de contestations se trouvent confrontés à certaines limites qui viennent perturber leurs actions et la portée de celles-ci. Le Printemps Arabe a enseigné aux gouvernements la puissance des réseaux sociaux. Certains dirigeants décident alors de saboter Internet. Ainsi, après l’annonce de sa réélection d’Ali Bongo le 31 Août 2016 au Gabon, entraînant de très fortes contestations dans tout le pays, Internet a cessé de fonctionner, avant de redémarrer après 5 jours d’arrêt le lundi 5 Septembre. Les réseaux sociaux restaient toutefois inaccessibles le lundi matin. Plusieurs médias dénoncent depuis les coupures volontaires, orchestrées par le gouvernement Bongo, et semble-t-il à juste titre : selon un membre de l’entourage du président, « il s’agissait de prévenir les dérapages, notamment sur les réseaux sociaux. Cette restriction était motivée par des raisons de sécurité. Les fausses rumeurs sciemment diffusées par l’opposition étaient de nature à enflammer le pays.»

Ces Black-Out sont orchestrés pour éviter la propagation des mouvements et des revendications à l’ensemble du pays. Les gouvernements ne savent pas faire face aux réseaux sociaux qui permettent la diffusion des informations au plus grand nombre sur tout le territoire à grande vitesse. Les dirigeants arrivent, avec de telles coupures, à réduire le poids des contestations de la jeunesse grondante.

Autre limite notable, les jeunes africains ne disposent pas toujours de moyens de communication homogénéisés sur leur territoire. La jeunesse reste divisée, d’autant plus que les préoccupations entre villes et campagnes sont encore différentes.

Il n’en reste pas moins que si une révolution doit avoir lieu, elle a des chances d’aboutir: Blaise Compaoré, renversé du pouvoir au Burkina Faso, doit sa chute aux contestations populaires des 29, 30 et 30 Octobre 2014, où la population civile s’est mobilisée. A titre d’exemple, Balai Citoyen a joué un rôle important tout au long de la débâcle, en occupant les rues et notamment la place de la Nation à Ouagadougou. Environ 5 500 jeunes ont été “recrutés” par les opposants pour porter le coup de poing final, avec le financement d’hommes d’affaires et des commerçants contre Blaise Compaoré.

Des rassemblements pour porter les messages des mouvements contestataires

Rassemblement des mouvements à Kinshasa

Les trois mouvements (Filimbi, Y’en a marre et Balai Citoyen) se retrouvent autour de certaines valeurs, comme leur attachement au Panafricanisme, idée politique qui souhaite la solidarité entre les Africains à l’échelle planétaire. Cela passerait par une refonte de l’Union Africaine des peuples, car selon Thiat, rappeur et porte-parole de Y’en a marre, l’Union Africaine actuelle ne représente pas la réalité des peuples africains. En attendant, Filimbi, Y’en a marre et Balai Citoyen réfléchissent ensemble, et organisent des actions de sensibilisation. Ainsi, le 15 mars 2015 à Kinshasa (République Démocratique du Congo), les trois mouvements se sont rencontrés pour échanger. C’est ce que l’historienne Séverine Awenengo Dalberto appelle l’« entreprenariat politique et citoyen » : plus que des échanges, les mouvements se soutiennent et opèrent un véritable « transfert de connaissances et de compétences ». Tous ces jeunes sont convaincus que leur plus grande force est le nombre. Filimbi défend que « Seul on ne peut rien ! ». Il semblerait qu’émerge cette conscience d’une « chance démographique » dont il faut tirer profit pour peser politiquement et socialement. Pragmatiques, les leaders de ces mouvements ont conscience que leurs actions n’auront un poids national puis international que si la majorité s’y retrouve. « Les balles des militaires ne peuvent venir à bout de tout un peuple qui se soulève pour contester un système qui ne laisse pas de place à l’épanouissement d’une jeunesse qui constituera la moitié de la population d’ici à 2050. » selon le rappeur Smockey.

Répression de l’Etat congolais

La République Démocratique du Congo a accueilli malgré elle la réunion de ces trois mouvements. Le gouvernement a très vite réagi en interrompant et en interdisant le rassemblement. Ainsi, des membres des divers groupes ont été arrêtés, car le gouvernement jugeait leur présence en RDC illégale. Suite aux pressions exercées par les mouvements de jeunesse et par la communauté internationale, les intervenants ont peu à peu été libérés.

Les moyens de répression sont tout aussi variés que les groupes auxquels ils s’opposent : menaces, interdictions de rassemblement, censure, incendies de locaux associatifs, interpellations et incarcérations. La crainte de la RDC et des Etats africains en général est que ces mouvements soient suffisamment fédérateurs pour ébranler leur régime, voire deviennent capables de les renverser. Par ailleurs, l’essor de ces mouvements attire l’attention de la communauté internationale sur les régimes politiques en place. Ainsi, des emprisonnements abusifs pouvaient passer relativement inaperçus il y a quelques années, mais cela est devenu plus difficile avec la mobilisation rapide et efficace des groupes de contestation.

Toutefois, les mouvements de révolte en sont encore au stade embryonnaire, et ils ne proposent pas de programme politique. Pour l’instant, leur rôle consiste à veiller au respect de la démocratie et des droits fondamentaux. Cependant, si les régimes en place continuent leurs politiques de répression, ces protestations pourraient évoluer vers des formations politiques à même de proposer de véritables changements. Les prochaines élections en RDC, prévues pour la fin de l’année 2016, seront certainement le théâtre d’une forte mobilisation de la jeunesse, qu’elle soit ou non affiliée aux groupes Filimbi et Lucha, afin de lutter contre la tentative de Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir.

Une jeunesse engagée mais des résultats mitigés : l’exemple du Gabon

Ça suffit comme ça, la jeunesse gabonaise en 2016

Durant l’été 2016, le Gabon a été un cas emblématique de la complexité du lien entre politique et jeunesse en Afrique. 60% des Gabonais ont moins de 30 ans,  les 14 – 25 ans représentant 20% de la population globale. En dehors des périodes électorales, ils ne font pourtant pas l’objet de l’attention des politiciens. Ainsi, quelle attitude adopter face aux deux candidats principaux, tous deux âgés de plus de 60 ans, lorsqu’ils se rappellent soudainement que le chômage est endémique (30 à 40% des 14 – 25 ans sont au chômage)  et que les perspectives d’avenir n’incitent guère à l’optimisme ? Pourtant, la jeunesse gabonaise s’engage : Ca suffit comme ça ! est le nom porté par un collectif né en juillet 2011 et issu de la société civile. Ces groupes de contestation occupent d’ailleurs un espace médiatique souvent laissé vacant par l’opposition, et s’emparent des objets de protestation les plus récurrents : pauvreté, chômage, faible transparence politique, corruption, éducation, santé, environnement.

Des disparités de position internes

L’exemple du Gabon montre les disparités au sein de la jeunesse africaine, en proie à des difficultés externes et internes. Au Gabon, alors qu’une partie se révolte contre la réélection d’Ali Bongo Ondimba, une autre soutient ce dernier qui a promis de consacrer son mandat à la jeunesse. C’est le cas du collectif des jeunes des mapanes des Etats-Unis d’Akébé, basé à Libreville, où une grande partie de la population semble soutenir le président. De même, l’Association des Jeunes Émergents Volontaires présidé par Brice Laccruche Alihanga se positionne en faveur du président. Le président de l’AJEV, dans son interview pour AfricTelegraph paru le 20 septembre 2016, souhaite « l’unité et [la] mobilisation collective en faveur de la Paix » mais également permettre « un contrepoids positif, républicain et solidaire aux torrents de menaces, de destructions et de désinformations […] d’une certaine opposition en panne d’idées et d’élections. » Il déclare ne pas craindre « les intimidations qui sont l’apanage de groupuscules désœuvrés et désespérés. »

Ces deux mouvements sont favorables à Ali Bongo, qui aurait selon eux amélioré la vie des gabonais depuis son élection en 2009 : construction de centres hospitaliers universitaires, bitumage de route…

Les difficultés internes ne s’arrêtent pas là : plusieurs médias dénoncent le versement d’argent de la part des partisans d’Ali Bongo pour développer de telles initiatives, bien que ceci soit démenti par les partisans en question. Cela fait écho aux “achats de votes” orchestrés par le président Bongo, qui distribuait des cadeaux (électroménager, tablettes…) lors de ses meetings avant l’élection d’août 2016. Difficile alors de savoir si l’engagement de cette jeunesse se fait par de réelles convictions, ou par les avantages procurés par cet “achat de conscience”.

Alors que la poussée démographique continue, la jeunesse africaine représente une part toujours plus importante de la société. Alphabétisée, déterminée, elle est aussi mieux équipée technologiquement, et maîtrise les outils de communication modernes. Les gouvernements n’hésitent pas à réprimer les mouvements de contestation issus de la jeunesse africaine, car ils représentent un risque pour les régimes établis. Cependant, la variété des moyens utilisés par les jeunes pour faire entendre leurs voix empêche les gouvernements de les faire taire. Par ailleurs, les réunions régionales et internationales organisées par les groupes de protestation sont amenées à se généraliser. En effet, le désir pour plus de démocratie et de progrès se fait de plus en plus insistant, et il déborde largement les frontières, à l’image de la propagation du Printemps Arabe en Afrique du Nord. Il s’agit maintenant de voir si ces mouvements de contestation seront capables de résister au temps, de proposer de véritables alternatives et projets politiques et d’être suffisamment inclusifs pour être suivis par les populations.

Lisa VERRIERE et Odile ROMELOT

Bibliographie

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